Dans la revue de presse de ce vendredi 6 novembre 2026, voici nos actualités : le projet de loi pour la réduction de la taxe à la consommation sur les produits alimentaires, l’inquiétude japonaise concernant les véhicules électriques en Europe, et Tōkyō en tête de la hausse des naissances dans le pays.
Projet de loi à la Chambre des représentants
Le projet de loi visant à réduire la taxe à la consommation applicable aux aliments et aux boissons et à instaurer un dispositif d’aide financière liée aux revenus a été adopté vendredi par la Chambre des représentants, après un débat accéléré en séance plénière. Priorité absolue du gouvernement pour la session extraordinaire de la Diète, qui court jusqu’au 12 décembre, le texte a été voté grâce à la majorité qualifiée de la coalition au pouvoir, l’opposition ayant voté contre, ce qui annonce un parcours difficile à la Chambre haute, où la coalition n’a pas la majorité. Le texte prévoit une réduction de 8 à 1 % pendant deux ans, à partir d’avril, de la taxe sur les aliments et boissons, ainsi qu’une aide financière indexée sur les revenus pour les foyers modestes, d’abord financée par un montant équivalent à 1 % des recettes de la taxe avant un déploiement complet en exercice 2029. Le débat a laissé dans le flou le financement de la perte de recettes estimée à environ 10 000 milliards de yens (environ 56 milliards d’euros) sur deux ans, et la conception même de l’aide reste incertaine. Après que la Première ministre Sanae Takaichi a suggéré devant la commission des finances d’intégrer certaines demandes de l’opposition au dispositif d’aide, les partis d’opposition ont accepté de poursuivre les discussions à la Chambre haute.
Inquiétude sur les véhicules électriques
La Première ministre Sanae Takaichi a déclaré avoir fait part de la « vive préoccupation » du Japon concernant l’examen par l’Union européenne d’un régime de traitement préférentiel pour les véhicules électriques produits au sein du groupe, lors d’entretiens téléphoniques avec le président Emmanuel Macron. Elle attend une « réponse appropriée » de la France, dans la foulée de l’accord conclu le mois dernier avec l’Allemagne pour exclure les véhicules de fabrication japonaise de ce traitement préférentiel. « Nous continuerons à travailler en étroite collaboration pour résoudre ce problème », a-t-elle assuré aux journalistes à Tōkyō. Dans le cadre du projet de loi sur l’accélération industrielle, l’UE vise à protéger ses secteurs stratégiques, dont les véhicules électriques, face à la pression des constructeurs chinois. La déclaration conjointe franco-allemande du 16 octobre exclut également les véhicules fabriqués hors UE, comme en Corée du Sud et en Turquie, tout en réservant à la Grande-Bretagne, sous certaines conditions, un accès préférentiel. Takaichi avait déjà exprimé cette inquiétude au chancelier Friedrich Merz la semaine dernière à Tōkyō. Au cours de cet échange de 30 minutes, Takaichi et Macron se sont également engagés à promouvoir ensemble la stabilité au Moyen-Orient, ainsi qu’à communiquer étroitement pour garantir la sécurité énergétique mondiale et la stabilité des marchés de l’énergie, selon le ministère japonais des Affaires étrangères.
Légère hausse des naissances
Le nombre de naissances au Japon a progressé au premier semestre 2026 pour la première fois en onze ans, selon le ministère de la Santé. Entre janvier et juin, 320 458 enfants japonais sont nés, soit une hausse de 0,4 % par rapport à la même période de 2025, première augmentation depuis 2015. Les naissances de juin ont dépassé celles de juin 2025 de plus de 1 000, deuxième hausse consécutive pour ce mois après dix ans de baisse. Vingt-quatre départements, dont Tōkyō, Aichi et Fukuoka, ont vu leurs naissances augmenter, contre 23 en baisse. La capitale enregistre le plus fort bond, +4,7 %, sa troisième progression semestrielle d’affilée, dopée par ses aides propres à l’éducation des enfants, dont un versement mensuel de 5 000 yens (environ 28 euros) jusqu’à 18 ans, en complément des dispositifs nationaux. Hors Tōkyō, qui concentre un huitième des naissances du pays, les 46 autres départements ont en réalité reculé de 0,2 %. Les décès restent toutefois plus de deux fois supérieurs aux naissances, à 766 746 au premier semestre, chaque département étant déficitaire. Mais la mortalité ralentit : sur les douze mois jusqu’en juin, 1,53 million de décès ont été enregistrés, soit environ 100 000 de moins qu’un an plus tôt.


