La région de Tokyo, régulièrement frappée par des séismes dévastateurs, se trouve au-dessus d’un fragment de plaque coincé entre les plaques eurasienne, pacifique et philippine, a découvert une équipe de géologues japonais et américains.

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Les gratte-ciel de Tokyo

La plaine du Kanto, où se trouve la capitale japonaise, abrite un quart de la population de l’archipel, soit plus de 30 millions de personnes. Elle est située 300 km au nord-ouest du croisement de ces trois grandes plaques tectoniques.

Le fragment de plaque, d’une centaine de km de long et de 25 km d’épaisseur, se serait détaché de la plaque pacifique il y a 2 ou 3 millions d’années, selon Shinji Toda, du Active Fault Resaerch Center à Tsukuba, au Japon, et ses collègues du US Geological Survey aux Etats-Unis, auteurs d’une étude parue dimanche dans la revue Nature Geoscience.

La cause principale en serait selon les chercheurs la collision de deux chaînes de montagne sous-marines au niveau de la Fosse du Japon, à 200 km à l’est de Tokyo.

Les géologues ont détecté sa présence en analysant les secousses du sous-sol de la plaine du Kanto lors de 300.000 petits tremblements de terre. Ils ont isolé une zone considérée comme faisant partie de la plaque philippine mais dont les réponses aux secousses s’apparentaient à celles de la plaque pacifique.

Cette dernière pousse vers l’ouest et s’enfonce sous la plaque eurasienne, tandis que celle des Philippines pousse vers le nord, s’enfonçant également sous l’Eurasie.

« Le fragment est coincé entre les plaques pacifique et philippine, telle une pilule qui ne peut être avalée complètement », par le processus de subduction, estiment ces spécialistes de la tectonique des plaques.

La capitale de l’archipel nippon a toujours été le théâtre de séismes très meurtriers, notamment en 1703, 1855 et 1923. Ce dernier, de magnitude 7,9 sur l’échelle de Richter, avait fait plus de 140.000 morts et disparus, et détruit ou brûlé plus de 600.000 logements.

Le gouvernement japonais estime qu’un séisme d’une ampleur équivalente coûterait aujourd’hui quelque 1.000 milliards de dollars et détruirait un demi-million de bâtiments.

AFP

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