Dans la revue de presse de ce jeudi 28 août 2025, voici nos actualités : le voyage annulé du négociateur, le budget pour les étrangers, ainsi que l’accès à la pilule du lendemain.
Droits de douane
Le principal négociateur commercial du Japon, Ryôsei Akazawa, a annulé un déplacement prévu à Washington, estimant que des ajustements doivent encore être réglés au niveau technique. Il comptait demander la mise en œuvre rapide de la réduction des droits de douane américains sur les voitures et pièces détachées japonaises, ainsi qu’une exemption du « cumul de droits de douane » qui ajouterait une taxe spécifique au-delà des droits existants. L’accord prévoit de ramener le tarif américain de 27,5 % à 15 % et de limiter les surtaxes à ce seuil. Toutefois, un décret de Donald Trump début août n’a pas confirmé l’exemption du Japon, ce qui suscite l’inquiétude de Tôkyô. Akazawa devait aussi discuter d’un engagement d’investissements japonais de 550 milliards de dollars aux États-Unis.
Budget pour les étrangers
Le ministère de la Justice a présenté ses demandes budgétaires pour l’exercice 2026, débutant en avril prochain, s’élevant à 877,5 milliards de yens (environ 5,3 milliards d’euros), soit une hausse de 8,9 % par rapport à 2025. Une enveloppe de 22,9 milliards de yens (environ 138 millions d’euros) sera consacrée aux mesures liées aux travailleurs étrangers, multipliée par 2,3, notamment pour renforcer la lutte contre les séjours illégaux et accélérer les expulsions. Par ailleurs, 18,3 milliards de yens (environ 110 millions d’euros) sont prévus pour gérer l’afflux de touristes étrangers, incluant des recherches sur un futur système d’autorisation de voyage en ligne pour les pays exemptés de visa.
Droits des femmes
Le ministère de la Santé envisage d’autoriser la vente libre de la pilule du lendemain, sans restriction d’âge ni consentement parental. Les femmes devraient toutefois la prendre devant un pharmacien. Actuellement testé depuis novembre 2023 dans certaines pharmacies pour les femmes âgées de 16 ans et plus, cette mesure répond aux demandes croissantes de protection des droits des femmes. Jusqu’ici, il fallait une prescription médicale, y compris pour les victimes de violences sexuelles. Pris dans les 72 heures suivant un rapport non protégé, ce contraceptif d’urgence peut prévenir une grossesse et limiter le recours à l’avortement.



