Ce mardi, l’État Islamique revendiquait la prise en otage de deux ressortissants japonais. Shinzô Abe avait alors déclaré qu’il ne céderait pas aux demandes des terroristes et a demandé une libération immédiate.

Le Premier ministre en réunion de crise avec les membres de son Cabinet (© Japan Kantei)
Le Premier ministre en réunion de crise avec les membres de son Cabinet (© Japan Kantei)

Par la suite, le Premier ministre a tout mis en oeuvre pour trouver un moyen de libérer les deux hommes par le biais de négociations et en refusant de payer la rançon. Le groupe terroriste ayant attendu sa visite au Moyen-Orient, Shinzô Abe a pu rencontrer le président de l’État de Palestine Mahmoud Abbas et lui a demandé son aide. Il fit la même demande aux dirigeants égyptien, jordanien et turc qu’il contacta par téléphone. Le Premier ministre a déclaré qu’ils « ont assuré de faire de leur mieux pour trouver une issue favorable ».

Le gouvernement japonais a également demandé le soutien de l’Angleterre et de la France. Le ministre des Affaires étrangères, Fumio Kishida, actuellement à Londres, a appelé son homologue français, Laurent Fabius. Il lui a notamment demandé à ce que la France active son réseau d’information et partage le plus d’informations possible afin de libérer les otages.

Des diplomates ont aussi cherché à entrer en contact avec les ravisseurs pour leur expliquer que le Japon n’était pas impliqué militairement et qu’au contraire, il veut fournir une aide humanitaire aux victimes.

En attendant, il reste encore 24h avant l’ultimatum lancé par les terroristes. Cependant, le gouvernement reste sur l’idée que ni la communauté internationale ni la société japonaise n’accepteraient pas le paiement d’une telle rançon et que, de plus, cet argent serait utilisé pour financer l’État Islamique. Enfin, céder à ce chantage enverrait un message de vulnérabilité aux attaques terroristes.

Caroline – sources: Yomiuri Shinbun, Les Echos