Dans la revue de presse de ce jeudi 30 juillet 2026, voici nos actualités : le Japon enregistre une baisse record de son nombre d’habitants, une manifestation anti-immigration à Ōsaka, et un projet d’extraction de terres rares en Namibie.

La population japonaise en déclin

Pour la première fois depuis quarante ans, la population japonaise résidant dans le pays est passé sous les 120 millions. En janvier, la population nationale s’élevait à 119,74 millions de personne. La population japonaise diminue ainsi pour la dix-septième année consécutive, en raison de la faible natalité et du vieillissement de la population. À l’inverse, le nombre de résidents étrangers a atteint un niveau record de 4,03 millions, ce qui s’explique par l’arrivée d’un nombre record de 720 000 personnes en 2025. En incluant les résidents étrangers, le pays compte désormais 123,8 millions d’habitants. Aujourd’hui, le Japon fait face à une crise démographique importante. Son taux de fécondité est tombé à 1,14 enfant par femme. Parallèlement, le nombre de naissances est descendu à 670 000 en 2025, un plus bas historique. En effet, le Japon possède la deuxième population la plus âgée au monde avec un âge médian de 49,9 ans. Cette situation inquiétante entraîne déjà une pénurie de main-d’œuvre, une diminution des recettes fiscales et une hausse des dépenses sociales. Dans ce cadre, le gouvernement tente d’encourager les mariages grâce à l’intelligence artificielle. Lancée en 2024, l’application de rencontres Tōkyō Enmusubi compte plus de 16 000 utilisateurs et aurait contribué à plus de 265 mariages, illustrant les efforts du gouvernement pour favoriser les rencontres entre Japonais et enrayer le déclin démographique.

Manifestation anti-immigration à Ōsaka

Le 19 juillet 2026, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées autour de la gare JR d’Ōsaka pour une manifestation contre la politique migratoire japonaise, organisée par Yusuke Kawai, élu municipal de Toda (département de Saitama). L’événement a également attiré de nombreux contre-manifestants dénonçant des propos jugés discriminatoires. Kawai affirme que la présence des Kurdes au Japon aggraverait l’insécurité et réclame « l’expulsion forcée de tous les immigrés en situation irrégulière ». Ses propos, bien que défendus par les manifestants présents, ont été vivement critiqués, notamment par des associations de défense des droits humains. De plus, il a critiqué ses opposants en les décrivant comme « des forces anti-japonaises ». Des participants ont également tenu des propos visant les musulmans et l’éducation multiculturelle. Certains portaient des drapeaux japonais ou le drapeau du Soleil-Levant, symbole controversé en Asie en raison de son utilisation durant l’expansion impériale japonaise. Les soutiens de Kawai justifient leur soutien par leurs inquiétudes face au déclin démographique du Japon et à l’augmentation du nombre d’étrangers. Ils affirment vouloir protéger la population et le pays. Cependant, des opposants rappellent que le Japon a déjà connu des manifestations de haine similaires, notamment contre les résidents coréens dans les années 2010. Ces mobilisations avaient alimenté le débat ayant conduit à l’adoption, en 2016, d’une loi contre les discours de haine.

Investissement en Namibie

Le Japon s’apprête à investir 5 milliards de yens, soit environ 27 millions d’euros, dans un projet d’extraction et de production de terres rares en Namibie, selon la chaîne publique NHK. L’opération sera menée par le groupe japonais Toyota Tsusho, avec un financement assuré par l’Organisation japonaise pour la sécurité des métaux et de l’énergie, un organisme lié au gouvernement nippon. Les gisements namibiens renferment notamment du dysprosium, une terre rare stratégique utilisée dans la fabrication d’aimants haute performance pour les véhicules électriques, ainsi que de l’yttrium, indispensable à l’industrie électronique. Alors que ces ressources sont devenues essentielles pour les technologies de pointe, Tōkyō cherche à renforcer la sécurité de ses approvisionnements et à réduire sa dépendance envers la Chine, premier producteur mondial de terres rares. Cette coopération, discutée depuis février 2026 entre les gouvernements japonais et namibien, illustre la volonté du Japon de diversifier ses partenaires dans un contexte de tensions croissantes autour des ressources stratégiques.

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