Dans la revue de presse de ce mercredi 29 juillet 2026, un nouveau séisme destructeur touche Kumamoto dix ans après les séismes de 2016, le gouvernement envisage une surveillance administrative des communications, et des cafés pour les jeunes mamans luttent contre l’isolement .
Kyūshū frappé de nouveau dix ans après
Mardi 28 juillet, un puissant séisme de magnitude 7,1 a frappé le département de Kumamoto, dans la région de Kyūshū. Le tremblement de terre a atteint le niveau maximal de 7 sur l’échelle shindo, et il rappelle les séismes qui avaient frappé le même département dix ans auparavant. Un journaliste de l’Asahi Shimbun rapporte dans son article sa vive inquiétude pour ses proches vivant dans la zone touchée. En effet, il raconte s’être rendu dans la région en avril, dans le cadre d’un reportage sur le 10e anniversaire des séismes d’avril 2016 ayant coûté la vie à 278 personnes. Aujourd’hui, le bilan provisoire fait état d’au moins 13 morts, selon la Première ministre, et de nombreuses personnes restent portées disparues. Les secours tentent de poursuivre leurs recherches dans les décombres, malgré les fortes chaleurs. De plus, un grave accident s’est produit dans le centre commercial d’Aeon Mall à Kashima. Une explosion a provoqué l’effondrement d’une partie du bâtiment, tuant deux femmes et blessant plusieurs personnes. Au total, dans la région, près de 10 000 habitants ont dû être évacués, tandis que des dizaines de milliers de foyers ont été privés d’électricité et d’eau. Le gouvernement craint une aggravation de la situation en raison des températures élevées, qui dépassent les 34 °C dans la région. Le trafic est également coupé après que le séisme a endommagé des lignes de shinkansen et des axes autoroutiers. L’Agence météorologique japonaise appelle les habitants à rester extrêmement vigilants face au risque de fortes répliques dans la semaine à venir.
Le Japon sous écoute
Le Parti libéral-démocrate (PLD), au pouvoir au Japon, réfléchit à la mise en place d’un système de surveillance administrative des communications. Il permettrait de surveiller des communications au nom de la sécurité nationale, sans mandat judiciaire préalable. Contrairement au système actuel d’écoutes judiciaires qui nécessite l’autorisation d’un juge dans le cadre d’une enquête pénale déterminée, ce nouveau dispositif servirait principalement à recueillir des renseignements liés aux menaces provenant de l’étranger. Le PLD affirme s’inspirer de modèles étrangers et prévoit la création de mécanismes de contrôle ainsi qu’une possible intervention judiciaire. Cependant, les détails restent flous et plusieurs critiques s’interrogent sur l’efficacité de ces garanties. Le projet viserait les activités menées par des acteurs étrangers pouvant menacer la sécurité du pays. Le parti propose soit l’adoption d’une nouvelle loi consacrée au renseignement extérieur, soit une modification de la législation existante afin de renforcer les capacités du Japon en matière de renseignement et de cyberdéfense. Le dispositif permettrait notamment de recueillir des informations sur d’éventuelles cyberattaques, ingérences ou opérations menées depuis l’étranger. Dans un premier temps, la surveillance concernerait uniquement les communications internationales transitant par des infrastructures situées au Japon. Certains membres du PLD souhaitent toutefois que le dispositif puisse, à terme, être étendu à certaines communications nationales. Cette réforme suscite des inquiétudes, car elle pourrait porter atteinte au secret des communications, garanti par l’article 21 de la Constitution japonaise.
Les baby cafés séduisent
Au Japon, un nouveau type de café se développe. Il s’agit des « baby cafés« , des endroits où les jeunes mères peuvent échanger et recevoir des conseils de la part de sages-femmes et d’autres personnes dans la même situation. Ces cafés se multiplient car ils répondent à plusieurs besoins : tandis que les bébés reçoivent gratuitement des repas adaptés à leur âge, les mères trouvent du soutien et cela contribue à lutter contre l’isolement après l’accouchement. Ces endroits sont souvent gérés par des sages-femmes. Elles y offrent des conseils sur l’alimentation, le développement des enfants et répondent aux difficultés rencontrées par les jeunes mères. L’un de ces établissements a ouvert en avril à Arida, dans le département de Wakayama. Le repas coûte 500 yens pour les adultes, tandis que celui des nourrissons est gratuit, le succès a été immédiat. Face à l’affaiblissement des liens sociaux, les professionnels de santé estiment que l’isolement post-partum est devenu un problème majeur ; ils constituent ainsi un lieu de soutien et de sociabilisation. Malgré leur succès, les organisateurs peinent à couvrir leurs frais de fonctionnement. Enfin, des spécialistes soulignent que ces lieux pourraient contribuer à prévenir certaines situations de maltraitance. Ils appellent donc à un soutien public et gouvernemental afin de garantir leur pérennité.



