Dans la revue de presse de ce mardi 28 juillet 2026, voici nos actualités : le gouvernement développe un bracelet qui traque les harceleurs, la Première ministre assume ses choix politiques, une nouvelle application de rencontre assistée par l’IA, et un des plus importants séismes de la décennie touche Kyūshū.
Un séisme d’intensité maximale
Un puissant séisme de magnitude 7,1 a frappé le département de Kumamoto, dans la région de Kyūshū, ce mardi à 16h35, soit 9h35 heure française. Le tremblement de terre a atteint le niveau maximal de 7 sur l’échelle japonaise d’intensité sismique, appelée shindo. De plus, 30 minutes plus tard, une réplique d’intensité 5 a touché la même zone. Les autorités ont appelé les habitants à rester vigilants face au risque de nouveaux séismes importants. Les images diffusées par la chaîne NHK ont montré plusieurs bâtiments effondrés près de l’épicentre. Les pompiers de la ville d’Uki ont indiqué avoir reçu de nombreux appels d’urgence en raison de plusieurs incendies. L’Agence météorologique japonaise a émis une alerte au tsunami concernant les zones côtières des mers d’Ariake et de Yatsushiro, appelant les habitants à s’éloigner du littoral. La Première ministre a demandé aux habitants de rester prudents et a assuré que le gouvernement évaluait l’ampleur des dégâts. Aucun problème n’a été signalé dans les centrales nucléaires situées à proximité. Enfin, le séisme a provoqué une coupure d’électricité touchant environ 48 300 foyers dans le département de Kumamoto. Ce tremblement de terre d’une force rare survient dix ans après les séismes meurtriers d’avril 2016. Ces derniers avaient causé la mort de 278 personnes et gravement endommagé le château de Kumamoto.
Un bracelet GPS contre le harcèlement
Le Japon prévoit de modifier sa loi contre le harcèlement afin d’imposer un bracelet GPS aux auteurs de harcèlement considérés comme présentant un risque élevé. Grâce à la géolocalisation, les victimes seraient immédiatement averties de la présence de la personne mise en cause à proximité. Par conséquent, elles auraient le temps de se mettre à l’abri ou d’appeler la police. Ce projet fait suite au meurtre d’une jeune femme de 21 ans, tuée par son ex-compagnon à Tōkyō, malgré plusieurs rondes de la police. Ce drame a conduit le gouvernement de Sanae Takaichi à accélérer la mise en place de moyens pour renforcer la lutte contre le harcèlement. Reste à définir les critères permettant d’être qualifié d’individu à risque, la durée du port du bracelet ou encore la nature des informations transmises à la police ainsi qu’à la victime. Parallèlement à ces mesures visant à protéger les victimes, l’État souhaite renforcer le suivi psychologique des harceleurs et développer des programmes de réhabilitation en prison. Aujourd’hui, seuls 5,6 % des harceleurs bénéficient d’un suivi adapté. D’autant plus que ces mesures existent déjà dans certains pays, notamment en Corée du Sud depuis 2023. Ces réformes apparaissent comme essentielles dans un contexte où les infractions liées au harcèlement ne cessent d’augmenter, avec 1 546 arrestations et plus de 3 000 ordonnances d’éloignement enregistrées l’an dernier.
Sanae Takaichi se défend face aux accusations
Malgré les nombreuses critiques politiques et économiques qui visent Sanae Takaichi, la Première ministre garde la tête haute et défend son bilan face à la hausse du coût de la vie. Lors d’une conférence de presse tenue le 27 juillet, Sanae Takaichi a mis en avant les résultats de son gouvernement, soulignant que tous les projets de loi présentés par le gouvernement, au nombre de 64, avaient été adoptés. Selon elle, c’est un taux record qui n’avait été atteint qu’à trois reprises avant elle depuis la Seconde Guerre mondiale. Malgré ce bilan législatif convaincant en apparence, les enquêtes d’opinion montrent une baisse de sa popularité en raison de la hausse des prix. La Première ministre a rappelé que la situation au Moyen-Orient, ainsi que les difficultés d’approvisionnement énergétique, favorisent la hausse des coûts quotidiens. Cependant, le gouvernement prévoit, d’ici la fin de l’année, une réduction de 30 000 à 60 000 yens, soit environ 160 à 320 euros, des impôts sur le revenu. De plus, elle rappelle que ses projets portent déjà leurs fruits, car le Japon serait le pays du G7 à enregistrer l’inflation la plus faible, avec seulement 1,7 %, ainsi que la hausse des salaires la plus élevée, environ 1,8 %. Le gouvernement affirme également vouloir mettre en place une baisse de la taxe à la consommation sur les produits alimentaires ainsi qu’une diversification de ses approvisionnements en pétrole afin d’en réduire les coûts. Sanae Takaichi a assuré qu’elle continuerait de mener sa politique sans se laisser influencer par les sondages et que, depuis le début de son mandat, elle ne nourrissait aucun regret concernant les choix effectués.
L’app de rencontre IA
À Tōkyō, le gouvernement tente de lutter contre la baisse de la natalité en développant une application de rencontre utilisant l’IA. Et ce projet porte ses fruits : depuis sa création en 2024, 265 couples formés grâce au service et se sont mariés. Tōkyō Enmusubi vise à encourager les personnes qui souhaitent se marier mais ne recherchent pas activement de partenaire, ce qui représenterait environ 70 % des personnes concernées. Pour s’inscrire, les utilisateurs doivent prouver leur statut de célibataire et passer un entretien en ligne. Fin juin, l’application comptait 16 000 inscrits et, parmi eux, 760 couples étaient considérés comme engagés dans une relation sérieuse. Les témoignages affirmant que l’intelligence artificielle leur a permis de rencontrer des personnes présentant un fort taux de compatibilité se multiplient. Un utilisateur anonyme a déclaré : « Même si vous hésitez (…), un score de compatibilité élevé peut vous donner l’encouragement nécessaire. » Cette initiative intervient alors que la crise démographique japonaise continue de s’aggraver. Avec 671 236 naissances, contre environ 1,6 million de décès, le Japon enregistre une dixième année consécutive de baisse du nombre de naissances. De plus, le taux de fécondité diminue chaque année et s’établit désormais à 1,14 enfant par femme.



