Dans la revue de presse de ce lundi 27 juillet 2026, voici nos actualités : la découverte majeure de terres rares, une cérémonie en hommage aux anciens habitants des Territoires du Nord, et l’inscription à l’UNESCO de sites archéologiques.
Des ressources rares sous l’océan
Ce vendredi, le gouvernement japonais a annoncé la découverte d’importantes ressources en terres rares au sud du pays, près de l’île de Minamitorishima. Plus tôt dans l’année, une analyse avait été effectuée sur un échantillon. Celle-ci a révélé que les terres rares moyennes et lourdes représentaient 54 % des terres rares détectées. Les autorités n’ont toutefois pas communiqué la quantité totale de terres rares présentes, estimant que l’échantillon analysé était insuffisant. L’opération menée en février par le navire scientifique japonais Chikyu constitue une première mondiale : elle a permis de remonter des boues rares depuis une profondeur de 6 km. Environ 50 tonnes de boues ont été récupérées. Les scientifiques y ont notamment détecté de l’yttrium, du gadolinium ou encore du dysprosium. Ces éléments servent à la fabrication de semi-conducteurs, de véhicules électriques ou encore dans le secteur de l’aérospatiale. Le Japon prévoit, d’ici à 2027, un essai d’exploitation minière d’une durée d’un mois sur le site, avec pour objectif de remointer 350 tonnes de boues par jour. Pour le responsable de l’Agence japonaise pour les géosciences et technologies marines, Kazushige Kikuchi, cet essai doit permettre de vérifier la faisabilité du projet et, à terme, permettre une production nationale de terres rares. Cette découverte intervient alors que le pays cherche à diversifier ses approvisionnements en terres rares. En effet, la Chine a durci ses contrôles sur les exportations de terres rares, notamment envers le Japon.
Cérémonie des Territoires du Nord
Les descendants des défunts ainsi que certains habitants du nord de Hokkaidō ont participé samedi à une cérémonie commémorative en mer au large de l’île. L’événement vise à rendre hommage aux personnes enterrées sur des îles aujourd’hui contrôlées par la Russie. Depuis 2022, ces cérémonies en mer remplacent les voyages sur les tombes, suspendus après l’invasion russe de l’Ukraine. Cette année, il s’agissait de la cinquième édition de ces commémorations maritimes. Cette année, 47 personnes, âgées de 12 à 97 ans, ont participé à cette cérémonie. Aux descendants des habitants des îles Kouriles et Habomai se sont ajoutés Naomichi Suzuki, le gouverneur de Hokkaidō, ainsi que d’autres représentants. Pour les descendants, rendre hommage à leurs parents revêt une importance particulière. Mais selon Yuzo Matsumoto, président de la Ligue des résidents des îles Kouriles et Habomai, il est regrettable que la cérémonie se limite à une sortie en mer plutôt qu’à une véritable visite des tombes de leurs ancêtres. À bord du navire Etopirika, autrefois utilisé pour les liaisons régulières entre les îles, les anciens habitants ont partagé leurs souvenirs et ont échangé avec les autres participants. Bien que limitée, cette cérémonie permet toutefois à tous les participants de transmettre cette mémoire, y compris aux plus jeunes.
Le Japon célèbre son héritage ancien
Ce dimanche, le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a inscrit les sites archéologiques d’Asuka-Fujiwara, dans le département de Nara, sur sa liste. Cela fait ainsi le 27ᵉ bien inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO dans le pays. L’ensemble comprend 19 sites ou éléments patrimoniaux datant du VIᵉ au VIIIᵉ siècle. Ils témoignent de la création d’un premier État centralisé du Japon ancien, avec, notamment, les ruines des palais d’Asuka et de Fujiwara. Ils abritent aussi le tombeau de Takamatsuzuka, célèbre pour ses fresques colorées classées trésor national. Les sites témoignent également de l’introduction du bouddhisme durant cette période qui a profondément marqué la culture japonaise. Cette inscription survient 19 ans après l’ajout des sites à la liste indicative japonaise. Elle permet la reconnaissance internationale de l’héritage historique de Nara ainsi que d’aider à l’obtention de financements pour faciliter sa conservation et sa conservation et la gestion de la fréquentation touristique. Cette inscription consacre l’importance d’Asuka-Fujiwara dans l’histoire politique, religieuse et culturelle du Japon ancien.



