Dans cette revue de presse du jeudi 31 janvier nous aborderons : Carlos Ghosn qui dénonce un complot, une mise aux enchères d’uranium et enfin une épidémie de grippe dans une prison. 

Ghosn affirme être victime d’un complot

Dans son premier entretien depuis l’arrestation, l’ex-président de Nissan a accusé ses collègues opposés à l’alliance avec Renault d’avoir comploté contre lui. Le journal économique japonais Nikkei a pu parler avec Ghosn pendant 20 minutes au centre de détention. Lors de l’interview il a répété être innocent et qu’il ne s’agissait que d’un complot pour « se débarrasser de lui ». Nissan s’est défendu, affirmant que les procureurs avaient pris des mesures à la suite d’une enquête interne déclenchée par des lanceurs d’alerte. Le porte-parole de la société, Nicholas Maxfield, a déclaré que « la mauvaise conduite de Ghosn et Kelly est à l’origine de ces événements ».

Vente en ligne d’uranium

La police interroge un certain nombre de personnes soupçonnées d’être impliquées dans la vente d’une substance présumée être de l’uranium. Elles auraient enfreint la loi en manipulant des matières radioactives strictement contrôlées. La police a identifié le vendeur et plusieurs hommes ayant fait une offre en ligne. Les autorités ont également demandé à l’Agence japonaise de l’énergie atomique de confirmer s’il s’agit de matériel à base d’uranium appauvri ou de concentré d’uranium. La poudre était enfermée dans un tube en verre et mise en vente sur un site d’enchère sous le nom « uranium à 99,9 % ».

Épidémie dans une prison

Environ 300 personnes, 200 prisonniers et 100 membres du personnel, de la prison de Nagoya, dans le département d’Aichi, ont contracté la grippe depuis la fin décembre, a annoncé la prison. Bien qu’aucun cas ne soit grave, l’établissement, qui compte 1700 détenus, a déclaré l’état d’urgence et a suspendu les activités des prisonniers afin d’éviter que le virus ne se propage. Mercredi, 205 détenus l’avaient contractée. La prison a commencé à prendre la température de chaque détenu tous les jours dans le but d’améliorer la situation.