Dans la revue de presse de ce mardi 24 février 2026, voici nos actualités : le gouvernement japonais repousse sa décision d’adhérer ou non au Conseil de la paix du président Trump, l’empereur prononce un discours en faveur des zones sinistrées lors de son 66e anniversaire, ainsi que l’arrivée des chaleurs printanières.
Tōkyō repousse sa décision d’adhérer au Conseil de la paix
Le gouvernement a repoussé la décision de rejoindre ou non le Conseil de la paix dirigé par Donald Trump pour la paix à Gaza. Les responsables japonais examinent actuellement les positions d’autres pays en tenant compte des relations entre Tōkyō et Washington avant de prendre une décision. Des doutes persistent sur la crainte que le Conseil ne soit utilisé comme un « contre-ONU ». D’autant plus que Tōkyō ne peut pas refuser frontalement sous peine de possibles représailles comme ce fut le cas après le refus de Paris d’y siéger. Donald Trump avait directement menacé d’une hausse des droits de douane sur le vin français. Néanmoins, le Japon a envoyé Takeshi Ōkubo, l’ambassadeur chargé de la reconstruction de Gaza, en tant qu’observateur à la première réunion du Conseil, la semaine dernière. Tōkyō se prépare également à la possibilité d’une demande directe de Trump à la Première ministre Sanae Takaichi lors de sa venue à Washington le 19 mars.
Discours impérial son anniversaire
Lors de son 66e anniversaire hier, l’empereur Naruhito a évoqué les catastrophes passées qui ont affecté la nation. Il a souligné l’importance de soutenir les populations dans les zones touchées par les catastrophes. C’est un écho direct à deux séismes destructeurs, celui du 11 mars 2011 dans le Nord-Est, puis le séisme de Kumamoto, dont on a récemment commémoré le dixième anniversaire. Dans cette lignée, l’empereur et l’impératrice envisagent de visiter les départements d’Iwate, Miyagi et Fukushima au printemps, ainsi que le département de Kumamoto à l’automne. Lors d’une conférence de presse au Palais, il déclare son soutien aux zones sinistrées et ajoute que les expériences et les leçons tirées des catastrophes doivent être transmises pour réévaluer les préparatifs pour un éventuel mégaséisme. Avant de conclure sur la fin des Jeux d’hiver : « Ils nous donnent force et courage » en se réjouissant de la performance des athlètes japonais.
Tōkyō à l’heure du printemps
L’Agence météorologique japonaise a annoncé hier que les « haru ichiban » ont soufflé sur le Kantō. Ce sont les premiers vents forts en provenance du Sud de l’année, qui ne sont pas survenus l’année dernière. Selon l’agence, ce vent provoque une hausse des températures entre le début officiel du printemps (le 4 février cette année) et l’équinoxe de printemps (20 mars). Or, hier, ce sont des températures dignes de la mi-juin qui ont été mesurées avec un pic à 25,1°C à Ōme, à Tōkyō. Des conséquences pour les cerisiers ? Pas pour ceux de Kawazu qui fleurissent naturellement plus tôt que les autres variétés et atteignent leur apogée au parc floral d’Ibaraki. Samedi, de nombreux visiteurs ont marché le long d’un sentier bordé de sakura en fleurs. Il sera encore possible d’observer les 250 cerisiers Kawazu du parc jusqu’au début mars.



