Dans la revue de presse de ce mercredi 25 février 2026, voici nos actualités : l’appel entre Sanae Takaichi et Friedrich Merz, l’arrestation inquiétante d’un Japonais en Iran, ainsi que le déploiement de missiles près de Taïwan.
Entretien téléphonique
La Première ministre Sanae Takaichi s’est entretenue mardi par téléphone avec le chancelier allemand Friedrich Merz, à la veille du premier déplacement de ce dernier en Chine depuis son entrée en fonction. Selon des sources gouvernementales, les deux dirigeants du G7 ont échangé pendant une vingtaine de minutes et coordonné leurs positions concernant la Chine, dans un contexte de tensions accrues entre Tōkyō et Pékin. Ces frictions font suite aux déclarations de Takaichi en novembre, évoquant une possible implication du Japon en cas de crise autour de Taïwan. Pékin considère l’île comme une partie intégrante de son territoire et qualifie la question taïwanaise d’« affaire intérieure ». Merz doit effectuer une visite de trois jours en Chine pour rencontrer le président Xi Jinping et d’autres responsables chinois.
Arrestation en Iran
Tōkyō a exigé mercredi la libération rapide d’un ressortissant japonais arrêté à Téhéran vendredi dernier. Le vice-secrétaire général du Cabinet, Masanao Ozaki, a indiqué que le gouvernement était en contact avec la personne détenue, sa famille et les autorités iraniennes, sans en préciser son identité. Selon Radio Free Europe/Radio Liberty et Iran International, il s’agirait de Shinnosuke Kawashima, chef du bureau de la NHK à Téhéran, qui aurait été transféré à la prison d’Evin, connue pour détenir des prisonniers politiques et pour des abus dénoncés par des ONG. La NHK n’a pas confirmé ces informations. Cette arrestation intervient alors que les tensions entre Washington et Téhéran s’intensifient, Donald Trump évoquant de possibles frappes contre l’Iran, ce qui inquiète fortement le Japon, dépendant des importations de pétrole en provenance du Moyen-Orient.
Missiles à Yonaguni
Le Japon prévoit de déployer, d’ici l’exercice 2030, des missiles sol-air de moyenne portée sur l’île de Yonaguni, dans le département d’Okinawa, a annoncé le ministre de la Défense Shinjirō Koizumi. L’île se situe à seulement 110 kilomètres de Taïwan. Le calendrier pourrait toutefois évoluer selon l’avancement des infrastructures. Une réunion publique est prévue le 2 mars pour informer les habitants. Ce projet s’inscrit dans le renforcement militaire des îles du sud-ouest face à l’affirmation croissante de la Chine, qui a récemment mené d’importants exercices autour de Taïwan, simulant un blocus et mobilisant avions et navires près de Yonaguni. Pékin dénonce une « remilitarisation » du Japon. La Chine a aussi sanctionné plusieurs entités japonaises.



