Un tribunal de district a refusé une requête proposée par des habitants de Kyūshū et a relancé deux réacteurs ce mardi 13 juin.

Les résidents locaux concernés, au nombre de 230, se sont vus refuser leur demande de bloquer les réacteurs n°3 et n°4 à la centrale Genkai dans la préfecture de Saga. Le site, géré par Kyūshū Electric Power, se situe à environ 100 kilomètres au Nord de la préfecture de Kumamoto, qui avait été frappée par un tremblement de terre causant de nombreux morts l’année précédente. Les résidents protestent que les mesures prises étaient insuffisantes pour éviter un accident, sans succès. Le juge Takeshi Tachikawa a cependant affirmé que les nouveaux standards de sécurité étaient raisonnables lors du tribunal. Cette décision est assurée de ravir le Premier ministre Shinzō Abe, qui promeut l’énergie nucléaire, essentielle pour la 3e économie mondiale selon lui.

On compte à présent 5 réacteurs en activité sur plus de 40 au Japon, alors que de nombreux Japonais restent méfiants envers cette source d’énergie après le désastre de Fukushima. Le Secrétaire général du Cabinet, Yoshihide Suga, ne souhaite pas commenter la décision du tribunal, mais déclare que le gouvernement respecte le jugement de la Commission de réglementation de l’énergie nucléaire, qui dit que les réacteurs répondent aux nouvelles normes de sécurité. La décision prise aujourd’hui suit une série de décisions de justice rejetant des requêtes similaires pour l’arrêt du nucléaire. Un retour vers le nucléaire de la part du Japon, alors que la semaine passée 5 travailleurs de centrale sont restés dans une pièce contaminée durant 3 heures, et auraient absorbé la plus grande quantité de matière radioactive dans l’histoire du Japon.