Dans la revue de presse de ce vendredi 17 mai, nous aborderons : le comportement frileux du Japon face aux demandeurs d’asile, puis les déclarations de Shinzô Abe à propos des cyberattaques et enfin les restrictions appliquées aux drones en vue des JO et de la Coupe du monde de rugby. 

Le Japon frileux face aux demandeurs d’asile ? 

Le Japon reçoit 10 000 demandes d’asile par an, mais seules moins d’1% d’entre elles aboutissent à l’octroi d’un statut de réfugié, un constat alarmant dressé par le Mainichi, un des principaux quotidien japonais. De plus, les personnes en attente d’asile sont souvent détenues pendant de longues périodes dans des centres de détention. Le Japon connait depuis peu une recrudescence de poursuites en justice par ces demandeurs d’asile. Ces derniers assurent qu’ils ont besoin d’une protection et que le Japon refuse de la leur donner. Selon des données récoltés par le le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, le gouvernement japonais n’a reconnu que 20 personnes comme réfugiés en 2017. 

Shinzo Abe veut utiliser la force contre les cyberattaques 

Hier, lors d’une séance plénière de la Chambre des représentants, Shinzô Abe a déclaré que le Japon pourra utiliser la force en cas de cyberattaque, conformément à la Constitution. Il a précisé que, dans certains cas, les cyberattaques peuvent représenter de véritables attaques armées, et de ce fait, être aussi dangereuses qu’une attaque physique. Afin de déterminer si tel est le cas, le Premier ministre a déclaré qu’un jugement au cas par cas aurait lieu, sur la base de différents facteurs, comme par exemple les circonstances internationales ou encore les moyens employés. Une telle inquiétude s’explique par l’escalade des tensions entre l’Iran et les États-Unis, tandis que le Japon craint de devenir un dommage collatéral.

Projet de loi contre les drones 

Ce vendredi, le gouvernement japonais a promulgué une loi réduisant drastiquement les autorisations de vol de drones au-dessus de sites particuliers, tels que les installations de l’armée américaine et des forces d’autodéfense (FAD), les sites accueillant les Jeux Olympiques en enfin ceux de la coupe du monde de Rugby. Le Japon a annoncé que ces mesures étaient à visée préventive afin de lutter contre le terrorisme. Ces déclaration n’ont pas été du goût de tous, et beaucoup ont protesté en appelant à la liberté d’information. En effet, seuls certains médias pourront demander une autorisation spéciale pour voler au dessus des installations citées. La Japan Newspaper Publishers & Editors Association, une organisation indépendante dirigée par les médias de masse japonais, a déclaré que « cela limitera considérablement les activités de collecte d’information et portera atteinte au droit de la population à être informée« .