Dans la revue de presse de ce jeudi 16 mai 2019, nous aborderons : la révision de la loi d’assurance maladie, la volonté du gouvernement d’embaucher plus de seniors et enfin les films de Miyazaki comme symbole de l’apaisement entre la Chine et le Japon. 

Révision de la loi d’assurance maladie

Hier, la Diète à promulgué une révision de sa loi concernant l’assurance maladie. Cette dernière concerne surtout ses bénéficiaires. En effet, il est désormais prévu que l’utilisation de l’assurance maladie japonaise ne soit plus applicable qu’aux travailleurs et personnes à leur charge résidant au Japon. Par exemple, si vous travaillez au Japon mais que votre conjoint ou vos enfants résident en dehors du pays, ces derniers ne pourront pas être inscrits au régime japonais. Auparavant, il était possible en tant que salarié japonais de faire bénéficier ses proches de son assurance maladie, mais le gouvernement a déclaré ne pas être en capacité de vérifier au cas par cas si les demandeurs étaient de bonne foi. Cette annonce intervient alors que le Japon a décidé il y a peu de permettre à plus d’étrangers de venir travailler au Japon.

Le gouvernement veut plus d’embauches de séniors 

Le gouvernement japonais a déclaré hier vouloir inciter les entreprises du pays à embaucher des employés jusqu’à l’âge de 70 ans. Cette annonce se fait dans le cadre de mesures visant à remédier à la grave pénurie de main d’oeuvre que connait le Japon. Le cabinet de Shinzô Abe a également annoncé qu’il appellerait les entreprises à aider les retraités dans leur recherche d’emploi, ou à défaut dans leurs projets de création d’entreprise. L’âge de la retraite est pour le moment fixé à 60 ans dans la plupart des entreprises, mais les employés peuvent, s’ils le souhaitent, travailler jusqu’à l’âge de 65 ans. Selon des données gouvernementales, une personne sur trois devrait avoir 65 ans ou plus en 2025. 

Les films de Miyazaki comme symbole du dégel des relations sino-japonaises

Le voyage de Chihiro sortira très prochainement dans les salles chinoises. Ce classique du studio d’animation Ghibli est pourtant sorti il y a près de 20 ans. Cependant, les films du studio n’étaient encore jamais sortis en Chine, car interdits par le régime. Depuis quelques temps, la Chine tente un rapprochement avec le Japon, et les films de la firme japonaise deviennent peu à peu le symbole de ce phénomène. L’année dernière, la sortie du film Mon voisin Totoro avait été un grand succès. Diffusé dans 6 000 cinémas, il avait rapporté près de 188 millions de dollars de recettes. Ce succès ne signifie pas pour autant que les Chinois étaient totalement étrangers aux oeuvres de Miyazaki. Il existe en Chine un grande communauté de fans ayant grandi avec ces oeuvres, étant donné que des copies pirates étaient largement diffusées. 
Du côté plus officiel des relations sino-japonaises, le président Xi Jinping assistera au G-20 à Ôsaka en juin prochain, ce qui marquera sa première visite au Japon depuis son entrée en fonction en 2013.