Durant l’un des dîners organisés à Tokyo par le Sommet mondial des femmes, Irène Natividad, présidente de celui-ci, a abordé le sujet de la femme au Japon. Bien que les mentalités évoluent à ce sujet, le pays se classe 111e sur 114 dans le classement mondial des écarts entre les sexes. Pourtant, il a été démontré qu’une entreprise avec une meilleure diversité était plus performante.

Le Japon enregistre aujourd’hui un retard notable concernant la parité homme/femme en comparaison à d’autres pays industrialisés. Pour Irène Natividad, la culture en est la cause principale, et pas qu’au Japon. D’après Irène, du fait de leur culture, beaucoup de pays, dont le Japon, sous-estiment les femmes et les cloisonnent à un rôle de mère. De plus, le Japon manque de services de garderie ce qui ajoute des difficultés aux femmes pour jongler entre vie professionnelle et personnelle.

Pour faire avancer les choses, Irène Natividad n’hésite pas à interpeller les chefs d’entreprises mais aussi le gouvernement qui a un rôle central à jouer. Elle félicite d’ailleurs les mesures entreprises par le premier ministre Shinzo Abe : 30% des postes de directions devront être occupés par des femmes d’ici 2020. Mais le gouvernement n’est pas le seul à avoir un rôle à jouer, elle affirme que les femmes aussi, doivent prendre des initiatives pour faire évoluer leurs conditions.