Dans la revue de presse de ce lundi 19 octobre 2026, voici nos actualités : la volonté du Japon de résoudre son différend avec la Russie, l’offrande et la visite de ministres au sanctuaire Yasukuni, et la rénovation du panneau du coureur Glico.
Territoires du Nord
Le gouvernement japonais a promis lundi de poursuivre, malgré la dégradation des relations, la recherche d’une solution avec la Russie au différend territorial de longue date qui oppose les deux pays sur un groupe d’îles au large de Hokkaidō, à l’occasion du 70ᵉ anniversaire de la déclaration conjointe prévoyant un retour partiel. L’accord de 1956, par lequel le Japon et l’Union soviétique ont normalisé leurs relations diplomatiques, stipule la restitution, après la signature d’un traité de paix, de deux des quatre îles disputées, Shikotan et l’archipel d’Habomai, appelées « Territoires du Nord » au Japon et « Kouriles du Sud » en Russie. « Même dans cet état difficile des relations nippo-russes, nous maintiendrons la communication nécessaire avec la partie russe et œuvrerons pour sortir de l’impasse actuelle », a déclaré le secrétaire général du Cabinet, Minoru Kihara. Le différend, qui concerne aussi Kunashiri et Etorofu, empêche depuis la Seconde Guerre mondiale la signature d’un traité de paix. Tōkyō soutient que l’URSS a saisi illégalement les îles après la capitulation d’août 1945, thèse que Moscou rejette. Les négociations, relancées en 2018, sont suspendues depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022. La visite de Vladimir Poutine sur l’une des îles en août a encore envenimé les relations.
Offrande au sanctuaire
La Première ministre Sanae Takaichi a fait apporter samedi un masakaki, offrande rituelle d’arbre sacré, au sanctuaire Yasukuni de Tōkyō, à l’ouverture de son festival d’automne. Elle a agi en qualité de Première ministre, mais devrait une nouvelle fois s’abstenir de s’y rendre en personne pendant les trois jours de la fête. Elle n’y était pas non plus allée lors du festival de printemps en avril, ni le 15 août, anniversaire de la capitulation. Le sanctuaire, honorant des criminels de guerre de classe A aux côtés des soldats morts, est considéré par la Chine et la Corée du Sud comme un symbole du militarisme japonais. Plusieurs membres de son gouvernement s’y sont toutefois rendus, dont Minoru Kiuchi, ministre de la Stratégie de croissance, qui a rendu hommage aux « esprits de ceux qui ont sacrifié leur vie pour leur patrie », puis lundi Tatsunori Ibayashi, ministre du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme, au sein d’un groupe parlementaire d’environ 70 élus. Hiroshi Kajiyama a déposé une offrande en argent au nom de Takaichi, « à ses frais personnels ». Son absence semble destinée à préserver ses relations avec Pékin et Séoul.
Esprit d’Ōsaka
Le célèbre panneau du « coureur Glico », emblème du quartier de Dōtonbori à Ōsaka, va être rénové, avec une nouvelle version dévoilée au printemps 2027, a annoncé le fabricant de confiserie Ezaki Glico. La version actuelle, la sixième depuis 1935, sera retirée le 30 novembre, et les travaux commenceront le mois suivant. Installée en 2014, elle ne sera plus affichée après cette date. Le panneau, qui surplombe un canal du célèbre quartier commerçant et de divertissement représente un coureur les deux bras levés et constitue un spot très prisé des visiteurs pour les photos. Il est équipé d’environ 140 000 LED et, selon l’entreprise, leur vieillissement rendait le renouvellement nécessaire. L’image du coureur sera conservée et les LED continueront d’équiper la nouvelle version, précise Ezaki Glico. Le premier panneau Glico avait été installé en 1935, et le coureur reste l’un des sites les plus photographiés du Japon.



