Dans cette revue de presse du 18 mars 2019, nous aborderons : la double réforme constitutionnelle sur la défense et l’armée de Shinzô Abe, les choses qui bougent chez Nissan et une enquête du ministère de l’Éducation afin de connaître ses élèves étrangers.

Double réforme constitutionnelle

Ce dimanche, Shinzô Abe a réitéré son engagement à poursuivre l’amendement de la Constitution pacifiste du Japon et d’en faire l’un de ses objectifs politiques clés et un engagement du parti au pouvoir. Abe souhaite modifier la Constitution et clarifier le statut des forces d’autodéfense, mettant ainsi fin au débat sur la constitutionnalité de la démarche. C’est pour lui un engagement afin de mettre en oeuvre des conditions permettant aux forces d’autodéfense de “s’acquitter de leurs missions avec fierté » a-t-il déclaré dans une allocution prononcée lors de la cérémonie de remise des diplômes à l’Académie de la défense nationale. Abe souhaite également une accélération et le renforcement des capacités de défense pour contrer les menaces à la cybersécurité et les menaces venant de l’espace extra-atmosphérique.

Ça bouge chez Nissan

Ce week-end, le comité de Nissan chargé d’améliorer la gouvernance du constructeur, a annoncé qu’il présenterait un ensemble de propositions le 27 mars prochain. Le comité, formé à la suite de l’arrestation de Carlos Ghosn, présentera des propositions qui incluront une augmentation du nombre d’administrateurs externes au conseil d’administration et la formation d’une nouvelle structure de gestion de Nissan. Cela fait écho à la l’alliance des trois constructeurs automobiles, Renault, Mitsubishi et Nissan, dont le président, Jean-Dominique Senard, aurait dit qu’il ne sera pas « le commandant » et qu’il n’envisageait pas pour l’instant la fusion des constructeurs français et japonais. Il a ajouté qu’en mettant en place un nouveau conseil pour gérer l’alliance, les entreprises montrent leur volonté de rendre la collaboration « irréversible ».

Le ministère de l’Éducation enquête sur les élèves étrangers

Le ministère de l’Éducation va publier, dès le 18 mars, un avis demandant, aux gouvernements départementaux et aux villes désignées par ordonnance, de coopérer sur une enquête sur les enfants étrangers au statut scolaire inconnu. Une première du genre au Japon en ce qui concerne spécifiquement les enfants étrangers en âge d’être scolarisés et dont la résidence est enregistrée. Une demande qui intervient alors que le statut scolaire de plus de 16 000 de ces enfants reste inconnu alors que la nouvelle loi sur l’immigration prévoit d’augmenter le nombre d’étrangers dans le pays. Ce décret incite une nouvelle fois les gouvernements locaux à accepter les étrangers et à intensifier leurs efforts pour promouvoir la scolarisation de leurs enfants.