Dans cette revue de presse du vendredi 15 mars 2019, nous aborderons : la condamnation d’un chef d’entreprise français, la retraite anticipée du président du Comité olympique japonais pour cause de corruption et enfin l’échec des négociations entre le Japon et la Corée du Sud.

Condamnation d’un Français

Aujourd’hui, le tribunal de Tôkyô a condamné Mark Karpeles à une peine de deux ans et demi de prison avec sursis. Le Français de 33 ans, fondateur de Mt. Gox, courtier en bitcoin qui a fait faillite en 2014, a été reconnu coupable de manipulation de données par le tribunal. Il a été arrêté en 2015 et accusé d’avoir détourné un total de 341 millions de yens (2 713 739€) appartenant à des clients. Il aurait transféré ces millions sur son propre compte et aurait utilisé cet argent pour mener un style de vie somptueux. Le tribunal a donc déclaré que le problème n’était pas que Karpeles avait transféré de l’argent sur son compte, mais qu’il avait agi contre les intérêts de la société et qu’il avait outre-passé son autorité en manipulant les registres de la société pour dissimuler les transactions. Il échappe donc à la condamnation pour le fait le plus grave qui lui était reproché : détournement de fonds.

Retraite anticipé pour le président du Comité olympique japonais

La chaîne publique NHK a annoncé que le président du Comité olympique japonais, Tsunekazu Takeda, président depuis 2011, devrait prendre sa retraite sans autre mandat. La raison serait que les procureurs français enquêtent toujours sur lui pour corruption présumée, dans le cadre de la sélection de la ville d’accueil des Jeux de 2020. Ils enquêtent sur des paiements de plusieurs millions de dollars, effectués par le comité de candidature de Tôkyô, à une société de conseil de Singapour. La chaîne a également annoncé que le Comité devait élire son président en juin, au suffrage biennal habituel.

Japon et Corée du Sud : échec des négociations

Hier, de hauts responsables japonais et sud-coréens ont échoué lors de leurs négociations. Celles-ci devaient tenter de surmonter les divergences sur l’épineuse question de l’indemnisation, par les entreprises japonaises, du travail forcé imposé en temps de guerre. Lors des négociations à Séoul, Kenji Kanasugi, directeur général du bureau des affaires asiatiques et océaniennes du ministère japonais des Affaires étrangères, a rappelé aux journalistes qu’il réclamait à nouveau des mesures de la part de la Corée du Sud pour que les entreprises accusées ne soient pas lésées.