Selon une étude publiée vendredi dans la revue scientifique PLOS ONE, l’évacuation pose un plus grand risque sur la santé des personnes âgées ou malades que les radiations qu’ils ont déjà endurées.

Des sinistrés de la catastrophe de Fukushima font la queue pour acheter des provisions, le 13 mars 2011. (source : Hitomi)
Des sinistrés de la catastrophe de Fukushima font la queue pour acheter des provisions, le 13 mars 2011. (source : Hitomi)

En effet, après le tremblement de terre de 2011 et la catastrophe nucléaire, des centaines de résidents de maisons de retraites et des membres du personnel vivant près des usines ont été évacués. Cependant, les inquiétudes sur la stabilité du matériel et le manque de ressources ont provoqué l’augmentation du nombre de décès. Ce poids de l’évacuation avec les changements de l’équipe médical, le manque de médicaments et de préparation sur les sites où ont été envoyé les patients en est une cause induite.

Le co-auteur Masaharu Tsubokora, chercheur de l’université de Tôkyô, a déclaré que cette étude devrait être utilisée afin de planifier les potentielles futures évacuations.

Les chercheurs, dirigés par Michio Murakami, lui aussi de l’université de Tôkyô, ont examiné les risques pour les 191 résidents et 184 membres du personnel de trois maisons de retraites aux environs de vingt à trente kilomètres de l’usine. Ils ont calculé la chute d’espérance de vie selon quatre scénarios : l’évacuation du lendemain de la catastrophe, les retards des évacuations de trois mois après la catastrophe, les scénarios de non évacuations avec un exposition aux rayonnements de vingt à cent millisieverts.

Ces résultats ont montré que l’évacuation du lendemain était quatre cents fois plus négative pour l’espérance de vie que l’évacuation des personnes après trois mois de retard. Et finalement plus risquée que la non évacuation avec une exposition au radiation, aussi connue pour augmenter le risque de cancer.

Caroline – Source: Japan Times