{{L’ancien ministre des Finances Sadakazu Tanigaki a été élu lundi nouveau président du Parti Libéral-Démocrate (PLD), le principal mouvement de l’opposition conservatrice japonaise qu’il devra relancer après sa défaite historique aux élections législatives.}}

M. Tanigaki, 64 ans, a remporté un vote interne au PLD en battant deux candidats plus jeunes, les députés Taro Kono et Yasutoshi Nishimura, 46 ans chacun. Il a recueilli 300 des 499 voix d’un collège de parlementaires et responsables locaux du parti.

Le nouveau président aura la lourde tâche de revigorer le mouvement après sa récente débâcle aux élections législatives, qui l’a contraint à laisser le pouvoir à un nouveau gouvernement de centre-gauche après plus de 50 ans de règne quasi continu sur le Japon.

« {Je suis très conscient des appels du peuple qui demande à notre parti de réfléchir à sa politique passée} », a lancé M. Tanigaki aux responsables du mouvement juste après sa victoire.

« {Nous devons retourner aux sources du PLD pour qui la politique est au service du peuple} », a-t-il ajouté, en reprenant à son compte un thème de campagne du Parti Démocrate du Japon (PDJ, centre-gauche) qui l’a battu aux élections.

Devenu impopulaire ces dernières années, le PLD a été accusé d’avoir mené une politique trop favorable aux intérêts du grand patronat, aveuglé par une administration qui lui aurait confisqué la réalité du pouvoir.

Selon les observateurs, l’une des causes directes de sa défaite réside dans la politique libérale du Premier ministre Junichiro Koizumi (2001-2006) qui a mis fin au capitalisme paternaliste du Japon de l’après-guerre, encouragé le développement du travail précaire et affaibli la protection sociale.

Le PDJ du nouveau chef du gouvernement Yukio Hatoyama a promis à l’inverse de mener une politique « {au service de la vie des gens} », en redistribuant au peuple les fonds économisés grâce à l’arrêt de coûteux travaux publics. Il s’est aussi engagé à reprendre le pouvoir à l’administration accusée de diriger le pays aux dépens des politiques.

« {Nous n’avons pas le temps d’attendre avant de réformer notre parti} », a prévenu le nouveau chef du parti conservateur. « {Nous avons besoin de réformes radicales} ». Il s’agit seulement de la deuxième fois dans l’histoire du PLD que son président n’est pas aussi le Premier ministre du pays.

Ministre des Finances entre 2003 et 2006, M. Tanigaki était le favori de la course à la présidence, après avoir déjà brigué sans succès la tête du parti en 2006. Il a mené une campagne consensuelle, promettant de garantir l’unité du mouvement face aux difficultés.

Le parti conservateur ne compte plus que 119 députés depuis les élections du 30 août, contre 300 précédemment. Ecrasé par le PDJ, le PLD n’est plus le principal mouvement de l’archipel pour la première fois depuis sa formation en 1955.

M. Tanigaki devrait mener la campagne de l’opposition pour les sénatoriales de l’été 2010, qui constitueront le premier grand test électoral du nouveau gouvernement.

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Source : Patrice Novotny (AFP)->

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