Un millier d’oeuvres, parmi lesquelles des pièces rares d’art asiatique et premier, mais aussi des meubles, des photographies et une collection de kimonos seront dispersées les 16 et 17 juin à Drouot pour un total estimé entre 1,5 et deux millions d’euros.

Tous ces trésors décorent, pour quelques semaines encore, la maison japonaise de 1.100 m2 construite il y a 20 ans par Kenzo Takada – le vrai nom de Kenzo -, couturier à succès connu pour ses vêtements colorés, ses parfums mais aussi son goût pour la fête. Il s’est retiré des affaires après avoir vendu sa marque en 1993 à LVMH.

A 70 ans, le couturier vient de vendre sa grande maison du quartier de la Bastille à des Français et d’acquérir un appartement de 250 m2 rive gauche avec vue sur la Seine.

« A la fin des années 1980, j’ai voulu une maison japonaise avec jardin en plein Paris. Mon rêve s’est réalisé », a-t-il raconté mardi à quelques journalistes rassemblés dans sa maison entourée de jardins arborés, avec piscine dans le salon, bassins à poissons et cascade dont les pierres ont été une à une rapportées de son Japon natal.

« TOURNER LA PAGE ET VIVRE AUTREMENT »

« Aujourd’hui, je veux tourner la page et vivre autrement, plus libre, plus léger », a-t-il ajouté d’une voix douce mâtinée d’accent nippon.

Créée au gré de voyages et de visites chez les antiquaires, la collection Kenzo est une « accumulation de jolies petites choses », résume un spécialiste d’art asiatique en louvoyant entre une petite table coréenne où trône un rat de bronze grignotant une châtaigne, une vitrine de statuettes en or et des poupées Kachina d’Amérique du Nord, dont certaines ont appartenu au poète André Breton.

Certaines pièces seront vendues quelques centaines d’euros, d’autres présentent un intérêt muséal majeur.

Tel ce grand cheval de bois chinois d’époque Han du Ier siècle après J.-C., évalué à plus de 100.000 euros, ces sept pièces en laque rouge sur fond noir de type Négoro, rarissimes, ou encore ces figures funéraires chinoises en bois des Ve-IIIe siècles avant J.-C. recouvertes de vêtements de soie, évaluées entre 30.000 et 60.000 euros chacune.

L’Afrique et l’Océanie sont aussi représentées à travers des masques Dogon ou une hache Kanak.

« Fin mai, il n’y aura plus rien. On va essayer de faire un instantané de cette maison aujourd’hui, pour les générations futures », a résumé devant la presse le commissaire-priseur Claude Aguttes, chargé de la vente.

Organisée quelques mois après la dispersion de la fabuleuse collection Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, cette vente Kenzo sonne aussi comme la fin d’une époque, comme semble en témoigner une photographie posée sur une table de l’atelier du couturier japonais.

On l’y voit, bronzé et souriant, aux cotés d’un Yves Saint Laurent presque détendu, à l’apogée de leur carrière respective.

[Reuters et L’Express.fr->http://www.lexpress.fr/actualites/2/kenzo-disperse-les-oeuvres-de-son-palais-japonais-parisien_749036.html]

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