Dans une interview accordée au Asahi Shimbum le 9 septembre, Jun.ichirô Koizumi, l’ancien Premier Ministre japonais, a encore une fois exprimé sa profonde opposition à l’énergie nucléaire.

Arrivée de l'ancien Premier ministre du Japon au G8 ©2004 - Maison Blanche
Arrivée de l’ancien Premier ministre du Japon au G8 ©2004 – Maison Blanche

Bien que Jun.ichirô Koizumi n’ait plus l’intention de revenir officiellement sur la scène politique, il appelle la population à soutenir les mouvements anti-nucléaires. L’homme est un ancien du Parti Libéral Démocrate (PLD), et durant sa gouvernance entre 2001 et 2006 était en faveur du nucléaire comme l’ont toujours été les membres du PLD. Mais depuis la catastrophe de Fukushima en mars 2011, il n’hésite plus à critiquer son ancienne famille politique. En effet, le parti dirigé aujourd’hui par Shinzô Abe est plus que favorable à l’énergie nucléaire en remettant en marche les centrales.

M. Koizumi a depuis multiplié les apparitions médiatiques en manifestant son opposition au redémarrage des centrales. Il a par exemple apporté son soutien l’an dernier au candidat Morihiro Hosokawa, ancien Premier Ministre et également partisan anti-nucléaire, aux élections pour devenir gouverneur de Tôkyô. M. Hosokawa s’inclina malgré tout face à Yôichi Masuzoe soutenu par le PLD.

L’ancien Premier Ministre a déclaré : « les centrales nucléaires ne sont pas sûres, et le coût pour en renforcer la sécurité est juste colossal ». Contre l’argument du gouvernement selon lequel les centrales ne rejetteraient pas de dioxyde de carbone contrairement aux centrales électriques, il répond: « Le nucléaire n’est pas propre du tout. C’est évident que les centrales génèrent des déchets nucléaires hautement radioactifs qui sont bien plus dangereux que le dioxyde de carbone ». M. Koizumi accuse Shinzô Abe d’être « influencé par les promoteurs » et ajoute que « le Japon s’en sortira même s’il abandonne le nucléaire ».

Jun.ichirô Koizumi a écarté l’idée de revenir en politique avec une nouvelle coalition anti-nucléaire. Cependant, il est persuadé que ce débat, qui était à peine un argument de campagne, va devenir un jour une problématique clé pour les futures élections.

Daï Kaho – Source : The Asahi Shimbum

Article précédentTyphon Etau : des pluies torrentielles et des victimes
Article suivantTyphon, séisme, volcan : la série noire

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.