La tournée japonaise de l’Opéra de Paris s’inscrit dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire des relations franco-japonaises et du jubilé du groupe de télévision nippon Kansai Telecasting Corporation, producteur de cette opération.

Il voyage avec près de 300 collaborateurs (musiciens, choristes, techniciens, administratifs), soit un peu moins du cinquième de son effectif (1.680 salariés permanents).

Les trois productions lyriques sont présentées, au Hyogo Performing Arts Center de Kobé puis au Bunkamura Orchard Hall de Tokyo. Elles déclinent le thème de la passion amoureuse, récurrent à l’opéra, notamment autour de la figure monstrueuse de Barbe-Bleue.

Le directeur de l’Opéra de Paris, le Flamand Gérard Mortier, avait indiqué en mars 2007 avoir accepté d’effectuer cette tournée « à la condition de pouvoir donner deux productions d’ouvrages du XXe siècle », la modernité musicale et théâtrale étant son cheval de bataille.

Le programme Bartok-Janacek a été réuni en une même soirée par le collectif théâtral catalan La Fura dels Baus, dans un jeu de lumières, d’ombres et d’images abstrait mais élégant.

Quant à l' »Ariane » de Dukas, elle a été réveillée par la scénographe allemande Anna Viebrock dans un décor post-industriel défraîchi qui ne fait pas l’unanimité à Paris.

La troisième production ne concerne pas un ouvrage du XXe siècle, mais « Tristan et Isolde » (1865) de Richard Wagner, donné cependant dans un spectacle bien d’aujourd’hui, mêlant le théâtre contemporain de l’Américain Peter Sellars aux images à visée poétique de son compatriote Bill Viola, artiste vidéaste.

Pour ces trois programmes, l’Opéra de Paris a fait appel à des chefs réputés dans chacun des répertoires abordés : le Russe naturalisé Américain Semyon Bychkov (Wagner), l’Autrichien Gustav Kuhn (Bartok-Janacek) et le Français Sylvain Cambreling (Dukas).

Du côté de la distribution, si la grande wagnérienne allemande Waltraud Meier n’est pas du voyage (remplacée en Isolde par la soprano lituanienne Violeta Urmana), le baryton-basse anglo-jamaïcain Willard White incarnera les différents visages de Barbe-Bleue, l’un de ses emplois fétiches.

Le Japon a découvert l’opéra occidental pour la première fois en 1894 en accueillant un ouvrage français, « Faust » de Charles Gounod. L’Opéra de Paris y a donné en 1961 « Carmen » de Georges Bizet, mais sans son orchestre ni ses choeurs. Seule sa compagnie de ballet s’est produite, depuis, au Japon.

France2.fr

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