Mercredi dernier, l’UNESCO a ajouté la nourriture japonaise (Washoku) dans la liste des patrimoines culturels immatériels. Un événement qui pourrait accroître la reconnaissance de la cuisine japonaise à travers le monde mais également sensibiliser la population japonaise à la cuisine traditionnelle. 

Un petit déjeuner japonais traditionnel © MichaelMaggs
Un petit déjeuner japonais traditionnel © MichaelMaggs

La cuisine japonaise est le 22e patrimoine culturel immatériel japonais inscrit sur la liste de l’UNESCO, cette dernière comprend également le théâtre du Kabuki et les marionnettes de Bunraku.

Le gouvernement espère que le tourisme et la reconnaissance de la nourriture japonaise augmentera, et que la peur des aliments et des ingrédients japonais formée à cause de l’accident de Fukushima, s’estompera grâce à cette nouvelle. Moji Kenjirô, représentant du gouvernement japonais auprès de l’UNESCO s’est félicité de cette annonce et espère que les gens du monde entier reconnaitront l’importance de la cuisine japonaise.

Pourtant, aujourd’hui dans le monde, on ne sert pas une cuisine qui vient directement du Japon. Aux États-Unis et en France, on mange de la cuisine japonaise fabriquée à partir de produits locaux et cela a une incidence importante sur le véritable goût de la nourriture japonaise.

C’est effectivement ce que indique Abe Shinzo, Premier ministre japonais: « Nous sommes vraiment heureux et nous souhaitons continuer de transmettre cette culture alimentaire aux prochaines générations. Nous allons également travailler plus fortement, afin que le monde puisse apprécier les avantages de la cuisine japonaise. »

La cuisine japonaise n’est pas la première cuisine enregistrée au patrimoine de l’UNESCO, il y a également la cuisine française, la cuisine traditionnelle mexicaine, la cuisine méditerranéenne d’Espagne et d’Italie, ainsi que la cuisine turque.

Caroline – sources : Japan Times, NHK

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23 Commentaires

  1. Déjà, faudrait voir ce qu’on entend par « washoku ». S’agit-il de ce qu’on mange ou de la manière de le manger ? Le repas gastronomique français est au patrimoine immatériel et il s’agit bien de « comment on mange ». Ce qui n’a pas empêché de laisser croire un temps qu’on parlait du cassoulet, de la blanquette et du claquos

  2. SLV pouquoi la cuisine jap est malsaine et sans saveurs ?

    « Le gouvernement espère que la reconnaissance de la nourriture japonaise augmentera, et que la peur des aliments et des ingrédients japonais formée à cause de l’accident de Fukushima »

    La peur des aliments ne vient pas de Fukushima pour la majorité mais des ingrédients.
    Car en france (j ai encore eu le tour hier) tu parle de nourriture japonaise t’as le doit a l’éternel : « oua du chien et du rat » ,…….la triste réalité.

  3. Non jonasan, parce que toutes les cuisines du monde bien préparées sont saines et riches en saveurs et la cuisine japonaise ne l’est pas plus et pas moins que les autres.

    Ensuite si la cuisine de Yoshinoya mérite d’être élevé au rang de patrimoine mondial MacDonald mérite d’y être aussi.

  4. Ils vendent de la nouriture aussi chez ikea, des specialités suédoises

    « toutes les cuisines du monde bien préparées sont saines et riches en saveurs et la cuisine japonaise ne l’est pas plus et pas moins que les autres. »

    Non, par exemple on ne peut dire que celles etats uniennes ou chinoise soient aussi saine que la japonaise dans leurs majorité.

  5. Afin d’intégrer les listes de l’UNESCO le cahier des charges a remplir est plus complexe que de savoir si c’est bon pour la santé, ou plein de saveurs. Bien sur un paquet d’autres cuisines mériteraient d’entrer au patrimoine de l’UNESCO, et rien n’empêche les pays en question a monter un dossier. Simplement il leur faudra remplir un cahier des charges bien précis, que vous pouvez trouver sur le site de l’UNESCO.
    Vous pouvez par exemple accéder a la candidature du Japon pour le Washoku: http://www.unesco.org/culture/ich/fr/RL/00869

    Lecture intéressante. Et qui délimite le washoku, n’y integrant pas la totalité de ce que l’on peut manger au Japon (donc pas le Yoshinoya, évidemment, qui n’a rien a voir avec la gastronomie traditionnelle). Il pointe également une perte progressive de cette tradition et une uniformisation des habitudes alimentaires au Japon, et explique comment des associations et collectivités locales agissent pour transmettre ces traditions.

    • Les menus des restaurants japonais du quartier de la rue Saint-Anne sont les plus authentiques, en ce qui concerne les « teishokuya » ( gioza, ramen, donburi & co). Et le meilleur d’entre eux depuis des années (Il porte le nom de l’île du nord) était tenu par une famille de Vietnamiens!
      (Ils ont juste tout appris au Japon mais viennent de revendre à un Japonais qui, j’espère, ne va pas changer pour changer!)
      Il y a même des restaurants de cuisine gastronomique japonaise de-ci de-là dans Paris, mais ceux-là, je ne les connais pas…

      • En fait, Je voulais dire que vers la rue Saint-Anne ( à Paris, donc… 😛 ), c’est de la cuisine populaire que tous les Japonais savourent avec régal, mais qui ne rentre pas dans le washoku, qu’on peut traduire par « cuisine traditionnelle ».
        Il y a des restos du coin qui proposent plutôt celle-ci bien entendu. Mais ils sont moins nombreux. Je crois qu’il y en a un rue de Louvois. Il y en a aussi deux rue Saint-Augustin.
        Mais le quartier est assuremment le plus authentiquement nippon concernant ses établissements. Il y a même un boui-boui qui propose des takoyaki!
        Pour les restaurants gastronomiques, c’est une autre histoire qui m’est inconnue…

        • Oui c’est ce que nous appellerions de la cuisine de brasserie si c’était de la nourriture française.
          Perso je ne rate jamais une occasion d’aller manger rue Ste Anne lorsque je suis à Paname. Je profite aussi des épiceries qui sont dans le coin pour refaire mes stocks!

    • J’ai vu sur Nolife un reportage sur un restaurant d’okonomiyaki de Hiroshima tenu par un Guatémaltèque! Certes le monsieur – cuisinier de métier – est marié à une Japonaise et a été formé par un chef japonais. Il a tellement bien appris que son restaurant est l’un des plus renommé de la ville!
      Autre exemple dans la grande ville près de laquelle je vis, le meilleur restau jap’ (gastronomique) est tenu par un Coréen. Les autres sont tenus pas des Chinois qui ne font que de la merde.

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