L’engouement des réseaux sociaux pour le #Metoo continu et permet d’élever le débat au Japon, où le harcèlement sexuel, tout comme l’agression sexuelle, sont tabous. Retrouvez également la question féminine au Japon dans notre journal numéro 4 disponible uniquement sur abonnement.

Le Japon a un cran de retard sur la reconnaissance du harcèlement sexuel et des agressions sexuelles. En effet, les chiffres sont loin d’être positifs, soulignant le tabou autour du sujet. Peu de victimes dénoncent leurs agresseurs. En cause, le manque d’éducation concernant les agressions sexuelles ou encore le harcèlement, mais aussi un manque de soutien aux victimes durant les étapes de leur plainte (tant pour les policiers, que le personnel médical). Actuellement, la femme se tait. Pour l’avocate Yukiko Tsunod, il est tant que les langues se délient, et que des vrais progrès soient fait en la matière.

Heureusement, des femmes osent parler pour faire avancer les choses. L’exemple de la journaliste Shiori Ito est fulgurant. Shiori Ito ose parler et dénoncer son agresseur, Noriyuki Yamaguchi. Après avoir caché son nom, certainement pour l’honneur de la famille, Shiori Ito a décidé de taper du poing et d’écrire un livre, « Black Box » avec son nom complet: la victime n’a pas à avoir honte. Malgré tout, l’auteur des faits n’a pas été arrêté. Mais grâce à sa médiatisation, le débat est ouvert.