, Les services d’urgences dans les hôpitaux en crise au Japon

Plus de 200 hôpitaux japonais ont fermé leurs services d’urgence au cours des deux dernières années pour des raisons financières, alors que des malades meurent faute d’avoir trouvé un établissement pour les accueillir, ont rapporté les médias.

Afficher l’image Les services d’urgences sur le grill
Les services d’urgences sur le grill

Selon une étude menée au niveau national par le journal Asahi Shimbun et publiée mardi, un total de 235 hôpitaux, soit 5,6% des établissements offrant des soins d’urgence, ont décidé de ne plus accepter de patients en urgence, 20 d’entre eux ayant même fait faillite.

Les raisons invoquées pour expliquer ce phénomène sont le manque de médecins volontaires pour travailler la nuit et la faible rentabilité de ce genre de services, en particulier dans les zones rurales, a relevé le journal. Beaucoup d’hôpitaux au Japon sont en effet gérés de façon privée.

Au cours des dernières semaines, la presse japonaise a dénoncé plusieurs cas de malades décédés faute d’avoir trouvé une place dans un hôpital, notamment dans la préfecture d’Osaka (ouest).

En décembre, une femme de 89 ans est morte après avoir été refusée par 30 établissements. En mars, des ambulanciers venus secourir une femme de 77 ans retrouvée sans connaissance dans son bain, ont dû téléphoner pendant 40 minutes à 13 hôpitaux avant de trouver une place d’accueil, mais trop tard pour la réanimer.

En mars également, toujours dans la région d’Osaka, un septuagénaire est décédé après avoir été refusé par 21 hôpitaux. Et début janvier, un motocycliste grièvement blessé dans un accident a dû attendre près d’une heure avant d’être hospitalisé, après que les ambulanciers eurent essuyé cinq refus. Il est mort des suites de ses blessures peu après son arrivée à l’hôpital situé à 15 km de l’accident.

En 2006, la préfecture d’Osaka avait rapporté 104 cas de patients pour lesquels les ambulanciers avaient dû appeler plus de 20 établissements avant de trouver un lit.

Devant la gravité de la situation, l’Agence de gestion des incendies et des désastres a lancé une étude au niveau national afin d’améliorer le système de soins d’urgence.

AFP

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