Dans cette revue de presse du mardi 05 mars 2019, nous abordons : la libération sous caution de Carlos Ghosn, le gouvernement qui maintient le déménagement de la base militaire américaine de Futenma, et la nomination du nouvel ambassadeur sud-coréen au Japon.

Libération sous caution de Carlos Ghosn

Aujourd’hui, le tribunal de Tôkyô a approuvé une demande de mise en liberté sous caution de l’ancien président de Nissan, Carlos Ghosn, ouvrant la voie à sa libération après plus de 100 jours de détention. Le tribunal a fixé la caution à un milliard de yens (7  950 000 euros). À cela s’ajoute une interdiction de quitter le territoire et une surveillance vidéo. Cependant, les procureurs avaient fait appel de la décision du tribunal qui l’a, apparemment , rejeté. Ghosn pourrait donc sortir dès que l’argent aura été rassemblé.
Cette demande de sortie sous caution, faite jeudi dernier, était la troisième demande mais la première de sa nouvelle équipe de défense qui a pris la relève à la mi-février. Ses demandes précédentes avaient été rejetées par le tribunal, craignant qu’il puisse détruire des preuves. Les avocats de Ghosn avaient déposé, devant le bureau des Droits de l’homme des Nations Unies, un dossier montrant que ses droits avaient été violés lors de sa détention au Japon, afin de faire accélérer sa libération.

Le gouvernement maintient sa position

Alors que le projet de délocalisation de la base américaine de Futenma à Henoko est décidé depuis 1996, l’opposition des locaux a atteint son paroxysme en février avec un référendum à plus de 70% contre le projet. Le gouverneur d’Okinawa, Denny Tamaki, est monté jusqu’à Tôkyô pour faire entendre la voix du peuple au Premier ministre Shinzô Abe. Il demandait des discussions entre les différents acteurs pour trouver une solution à ce problème. Le Premier ministre n’avait pas donné de réponse mais c’est son ministre de la Défense, Takeshi Iwaya, qui s’est exprimé aujourd’hui. « Le gouvernement a décidé à l’avance de continuer les travaux sur la nouvelle installation«  a-t-il déclaré devant les législateurs. Denny Tamaki a fait savoir que cette décision est « extrêmement regrettable » et qu’un tel comportement du gouvernement va amener « de plus en plus de Japonais » à se questionner sur ce projet.

Nouvel ambassadeur sud-coréen au Japon

Ce mardi 05 mars, la Corée du Sud a désigné un ancien responsable du Bureau de la Sécurité Nationale (BSN) comme prochain ambassadeur au Japon. Le gouvernement a fait appel à Nam Gwan-pyo, qui venait de quitter son poste de chef adjoint du BSN, pour remplacer l’ambassadeur Lee Su-hoon. Nam, 62 ans, a été premier secrétaire de l’ambassade de Corée du Sud à Tôkyô entre 1992 et 1995 et a également été ambassadeur en Hongrie et en Suède. Lors de son passage au ministère des Affaires étrangères, il a notamment travaillé sur l’établissement de différents traités, acquérant ainsi une expérience qui pourrait être utile pour résoudre les problèmes juridiques actuels avec le Japon, résultat de la domination coloniale de 1910-1945 de la péninsule coréenne. Il s’est engagé à renforcer la coopération avec l’Archipel pour assurer la paix dans la péninsule coréenne, le but premier étant de ne pas aggraver les tensions. « Nous ne pouvons pas changer le passé, mais pouvons transformer l’avenir », a-t-il déclaré.