En ce 9 août, c’est au tour de la ville de Nagasaki de marquer le 72e anniversaire du bombardement atomique américain. Le maire de Nagasaki, Tomihisa Taue a demandé au gouvernement japonais de se joindre au traité récemment adopté visant à interdire les armes nucléaires.

« Comme le seul pays au monde à avoir subi des bombardements atomiques en temps de guerre, j’exhorte le gouvernement japonais à reconsidérer sa politique de s’appuyer sur le parapluie nucléaire et de se joindre au Traité d’interdiction nucléaire le plus tôt possible », a-t-il déclaré. Une bombe atomique nommée « Fat Man » a explosé sur Nagasaki à 11h02, le 9 août 1945, à une altitude d’environ 500 mètres, trois jours après la première bombe atomique lâchée par les américains sur Hiroshima. On estime que 74 000 personnes sont mortes du bombardement à Nagasaki. À Hiroshima, 140 000 personnes ont été tuées.

Le traité a été négocié au siège des Nations Unies à New York en mars, juin et juillet 2017, avec la participation de plus de 135 nations, ainsi que des membres de la société civile. Il sera ouvert à la signature le 20 septembre 2017. Il est de nature permanente et sera juridiquement contraignant pour les pays qui le rejoignent. Il interdit aux nations de développer, de tester, de produire, de fabriquer, de transférer, de posséder, de stocker, d’utiliser ou de menacer d’utiliser des armes nucléaires ou de permettre l’octroi d’armes nucléaires sur leur territoire. Il leur interdit également d’aider, d’encourager ou d’inciter quelqu’un à s’engager dans l’une de ces activités. Une nation qui possède des armes nucléaires peut se joindre au traité, sous condition qu’elle accepte de les détruire conformément au traité.