Alors que l’île d’Okinawa voit sa fréquentation largement augmenter depuis ces quatre dernières années, la préfecture doit faire face à deux problèmes de taille : le nombre grandissant de déchets à gérer et le manque d’eau à parer.

Qu’ils soient japonais ou étrangers, les touristes privilégient de plus en plus Okinawa comme lieu de vacances. Selon la préfecture, en avril 2016, on dénombrait pas moins de 8,77 millions de visiteurs, dont 2,13 millions de non-japonais. Si économiquement c’est une bonne nouvelle pour l’île, cette affluence amène également son lot d’inconvénients.

En effet, la quantité totale de déchets à Okinawa était de 448 000 tonnes au cours l’année 2015, dont 100 000 tonnes relevées dans la capitale préfectorale de Naha. Capitale qui, agacée par le nombre d’ordures et mégots de cigarettes jetés en pleine rue, a fini par interdir de fumer et jeter ces mégots dans la rue. Une ordonnance qui n’a eu que peu d’effet. En 2014, la préfecture avait placé 120 pots de fleurs d’hibiscus, qu’ils ont finalement décidé récemment de retirer, puisqu’ils se voyaient utiliser comme poubelle.

Cette montée en puissance des touristes a également menacé l’approvisionnement en eau d’Okinawa. Le Bureau des entreprises du gouvernement préfectoral a déclaré que le niveau de stockage moyen dans les 11 barrages d’Okinawa était de 45,4% au 1er mai, une baisse moyenne de 23,5 points de pourcentage en 10 ans. Cette pénurie d’eau pourrait être due aux faibles précipitations depuis octobre, en plus de la forte consommation d’eau. Selon un rapport publié en 2013, un hôtel touristique d’Okinawa consommerait entre 300 et 1 500 litres d’eau par jour, contre 150 à 250 litres pour une famille locale.