Dans la revue de presse de ce vendredi 12 décembre 2025, voici nos actualités : le soutien des Japonais à la politique de Takaichi, la rencontre malgré les tensions, ainsi que le choix du kanji de l’année.
Consensus majoritaire
Une enquête nationale menée en novembre par le Mainichi Shimbun révèle un large soutien de l’opinion publique au durcissement des politiques à l’égard des étrangers, pilier de la popularité du gouvernement de la Première ministre Sanae Takaichi. Selon le sondage, 71 % des répondants approuvent ces mesures, toutes générations confondues, avec un soutien plus marqué chez les hommes. La principale source de mécontentement concerne l’achat de terrains et de biens immobiliers par des étrangers, perçu comme spéculatif, contribuant à la flambée des prix et suscitant des inquiétudes liées à la sécurité nationale, notamment autour des ressources stratégiques. De nombreux répondants évoquent également des problèmes de savoir-vivre, de voisinage et de surtourisme. À l’inverse, les opposants redoutent une dérive xénophobe et des atteintes aux droits humains, tout en rappelant la dépendance du Japon à la main-d’œuvre étrangère face au déclin démographique.
Réunion pour la santé
Le Japon, la Chine et la Corée du Sud tiendront dimanche à Séoul une réunion ministérielle consacrée à la santé, malgré des tensions accrues entre Tōkyō et Pékin. Le Japon sera représenté par le ministre de la Santé, du Travail et des Affaires sociales, Kenichirō Ueno, tandis que la Chine enverra un haut responsable de son ministère de la Santé. Cette rencontre intervient après le report par Pékin d’une réunion culturelle trilatérale, sur fond de dégradation des relations nippo-chinoises liée aux déclarations de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi sur Taïwan. Le ministre japonais a souligné sa volonté de réaffirmer la coopération entre les trois pays, qui se réunissent régulièrement sur les questions de santé depuis 2007.
Ours et kanji
Le kanji 熊 (kuma, ours) a été élu kanji de l’année 2025 au Japon, avec 23 346 votes, reflétant une forte anxiété collective. Ce choix s’explique principalement par la multiplication sans précédent des rencontres entre humains et ours, marquée par des attaques parfois mortelles, des apparitions en zones urbaines et résidentielles, ainsi que des dégâts agricoles importants dans les régions rurales. Ces incidents ont entraîné des fermetures d’écoles, des annulations d’événements et un sentiment d’insécurité généralisé. Le kanji renvoie aussi à l’attention portée aux pandas géants, symboles familiers mais dont la plupart ont été renvoyés en Chine, renforçant la charge émotionnelle associée à l’animal.



