Le numéro un de Greenpeace Kumi Naidoo, un Sud-Africain, a comparé vendredi le traitement subi au Japon par deux opposants à la pêche baleinière aux tactiques du régime d’apartheid pour faire taire la contestation.

Ces deux militants de l’organisation écologiste, Junichi Sato et Toru Suzuki, ont été jugés pour avoir dérobé une boîte contenant de la chair de baleine, qu’ils ont ensuite présentée aux médias et remise aux autorités nippones comme preuve d’un « trafic illégal ».

Gardés à vue pendant 26 jours, ils affirment avoir été interrogés par la police, sans assistance d’un avocat, jusqu’à trois fois par jour en étant attachés à leur chaise. Le procureur a requis 18 mois de prison à leur encontre et le verdict sera connu lundi.

La manière dont ils ont été traités depuis leur arrestation il y a deux ans {« me rappelle la façon dont le régime d’apartheid s’occupait de ceux qui essayaient de s’opposer à lui »}, a affirmé M. Naidoo, ancien militant anti-apartheid et directeur exécutif de Greenpeace International, lors d’une conférence de presse à Tokyo.
{« Cela me rend très, très triste d’apprendre ce que Junichi et Toru ont enduré pour avoir tenté d’oeuvrer pour la justice et la démocratie contre la corruption »}, a-t-il souligné.

Les deux militants, qui ont plaidé non coupable, disent avoir voulu prouver l’existence d’un trafic illégal organisé par des membres d’équipage du navire amiral de la flotte baleinière, sur le dos des contribuables nippons qui financent pour partie la chasse au cétacé de l’archipel.

Selon Greenpeace, une partie de la viande était écoulée sous le manteau, alors que la chair de baleine est normalement cédée à des grossistes à un prix supervisé par les autorités.

L’enquête du procureur de Tokyo sur ce prétendu trafic avait été classée sans suite le jour même où MM. Sato et Suzuki avaient été arrêtés pour vol.
M. Suzuki a estimé que le parquet nippon voulait « dissuader les opposants de contester la politique de l’Etat ».

La baleine vendue sur les étals nippons ne constitue pas un mets particulièrement prisé mais les autorités défendent le droit du Japon à pêcher des cétacés au nom d’une tradition ancestrale.

Source: [AFP->

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