On dit souvent que les Japonais n’expriment guère leurs opinions: est-ce vrai ou faux? Les Japonais tendraient-ils à ne pas vouloir, ou ne pas savoir, exprimer leur pensée profonde? Ou encore, n’auraient-ils pas vraiment d’opinions individuelles marquées, suivraient-ils systématiquement le consensus? Enfin, exprimeraient-ils leurs opinions, mais le feraient-ils d’une manière qui nous échappe?

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Enseignants au Japon, nous constatons que les étudiants appelés à formuler une opinion manifestent une certaine difficulté à exprimer des idées circonstanciées et des arguments construits. De même, dans les discussions informelles avec des adultes, les opinions semblent retenues et superficielles.

Il y a sans doute plusieurs raisons à cela:

La formation scolaire. Comme on le sait, à partir du collège et jusqu’au lycée, le système d’enseignement est basé sur des questionnaires à choix multiples et des cases à remplir (tashisentaku mondai). Autrement dit, il n’est jamais demandé aux élèves de rédiger une dissertation. Dans ces conditions, ils entament leur vie d’adulte sans jamais avoir conçu d’arguments contradictoires, d’idées personnelles ou de listes de références.

La communication interindividuelle. Quand deux Français qui ne se connaissent pas se rencontrent, par exemple en vacances, ils tendent à donner immédiatement un grand nombre d’informations sur eux-mêmes et sur leurs expériences, qui constituent le sens même de l’échange. On peut dire que la politesse consiste à échanger des données. Inversement, dans le processus de communication japonais, la politesse consiste à ne pas imposer à l’autre d’informations sur soi-même et à ne pas exiger qu’il en donne. Ainsi, des Japonais qui ne se connaissent pas tendent à échanger des formules de salutation (aisatsu), et parfois des remarques sur le temps qu’il fait ou l’environnement immédiat. Il ne s’agit pas tant d’échanger des données originales que de mener un échange conventionnel.

La réserve obligatoire dans le cadre du système-groupe. Comme on le verra, on pratique au Japon une différence marquée entre la position personnelle (honne), et la position de façade (tatemae), qui, pour simplifier, correspond au consensus. Ainsi, dans certains cas au moins, les opinions personnelles sont formulées de façon intérieure, mais ne sont pas exprimées (pour le dire vite, il est antisocial de les exprimer). Sur cette question, une chercheuse japonaise m’a communiqué son impression selon laquelle beaucoup de Japonais n’ont, en fait, pas d’opinions originales. Pour ceux-là, honne est fortement emprunt de tatemae: il n’existe pas vraiment de différence entre les deux.

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L’opacité, pour les Occidentaux, de l’expression de l’opinion au Japon. Enfin, reste la position selon laquelle l’opinion individuelle existerait mais serait exprimée différemment, ce qui la rendrait difficile à saisir pour les occidentaux. Pour ne prendre qu’un exemple, il est clair que la prise de décision dans l’entreprise exige des échanges d’opinion. Ceux-ci passent en grande partie par des comportements formels ou informels (ringi, nomikai, nemawashi…) qui n’ont pas d’équivalents en France et qui peuvent échapper aux Français s’ils n’y sont pas impliqués.

 

Pour en savoir plus : Jean-Luc Azra (2011) «Les Japonais sont-ils différents?» (Éditions Connaissances et Savoirs)

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65 Commentaires

  1. lol bonne question.

    Pour exemple j’en ai fait encore l’expérience il y a peu.
    Lors d’un dîner une amie qui nous exposer SES raisons pour ne plus manger de viandes et SES raisons on les retrouvera plus tard dans le livre qu’elle lisait chez elle,…
    L’auteur prenant lui même « ses » idées chez d’autre,….

  2. Pour Borges, le language est un ensemble de citations et pour Bernard de Chartres, nous sommes des nains sur juchés sur des épaules de géants. Qui peut se targuer d’une pensée propre, sans aucune influence et sans le secours des muses?
    L’essentiel est de bien comprendre ce que l’on dit et de ne pas jouer les perroquets.

  3. « Sur cette question, une chercheuse japonaise m’a communiqué son impression selon laquelle beaucoup de Japonais n’ont, en fait, pas d’opinions originales.  »
    Je ne trouve pas non plus que les Français affichent plus d’opinions originales que les Japonais.
    Si l’on regarde les commentaires dans les médias français sur le Net, je trouve que les opinions sont aussi très consensuelles et suivent en général la couleur politique du médias sous peine de se faire traiter de troll, de fasciste, de raciste et de tous les autres attributs contraires au conformisme de rigueur sur ce média.
    Au final, se flatter d’avoir des opinions que l’on croit personnelles n’est pas seulement le reflet de notre narcissisme social qui nous mène à désirer ce que désirent les autres.

    • Je pense que l’on a tous des opinions personnelles. Après on les exprime avec plus ou de finesse.
      Le monde est tellement dichotomique que si l’on arrivait à en rapprocher les extrémités, ce serait déjà un grand pas. Il serait alors temps de rentrer dans les subtilités. Pour l’instant je n’en vois pas trop l’utilité…

      • 100% non, mais plus des 3/4 oui et cela s’explique très bien par l’origine sociale et la formation des journalistes, les aides publiques à la presse, les niches fiscales et privilèges accordés par l’Etat (700 millions d’euros), sans compter bien sur les méthodes de recrutement endogènes, copinage, promotion canapé et concubinages politiques.
        Dernièrement le Monde est devenu le porte parole du gouvernement.
        Et si l’on compte le quasi monopole de la CGT dans la NMPP/ Presstalis, on peut dire que la gauche et l’extreme gauche fait peser sur la France une sorte de terrorisme intellectuel du fait du blocage de la distribution que ce syndicat peut exercer.
        Le terrorisme intellectuel en France est bien réel et heureusement que depuis Internet il y a d’autres moyens de s’informer que par les réseau historique des médias français. Mais plus pour longtemps sans doute.

  4. Presse de gauche: Libération, Marianne, Le Monde, le Nouvel Observateur, Politis, Charlie Hebdo, Le Canard enchaîné, l’Humanité, Courrier international.

    Presse de droite: Le Figaro, Le Point, les Échos, Valeurs actuelles, Minute, France-soir, La Tribune, La Croix, Le Parisien/Aujourd’hui en France, L’Express, Point de Vue, Challenge’s.

    Je continue?

    Bien loin de la presse affreusement gauchiste et gauchisante représentant 3/4 du total, hein, deepslv?!

    « terrorisme intellectuel »: pour paraphraser un ancien président de la République française, la gauche n’en a pas le « monopole ».

  5. Si les journaux qui critiquent ouvertement actuellement le gouvernement doivent être classé dans l’opposition, comment appeler les autres? Collaborateurs?

    Dans la liste de presse de droite que vous avez donné, Minute est nationaliste, Le Parisien centre, Le Figaro et Le Point et Valeurs Actuelles sont à droite, Point de Vue est traditionaliste/ royaliste, L’Express, les Echos, la Tribune et Challenges sont plutôt neutres, la Croix est chrétien, ce qui ne veut pas dire de droite.
    Donc si l’on regarde moins de façon manichéenne, il ne reste pas beaucoup de journaux nationaux de droite en France et pas beaucoup non plus dans la presse régionale. Aucun journal en France n’est ouvertement libéral.

    • A la réflexion,  » de droite » et  » de gauche » ne veut plus dire grand chose de nos jours sauf pour le positionnement des élus dans l’Assemblée. La seule differentiation possible des idées politiques en France étant plus ou moins collectivistes, étatistes, nationalistes ou traditionalistes. Le libéralisme est totalement absent du débat politique sauf en tant que repoussoir et bouc émissaire désigné par l’ensemble de la classe politique et de la presse pour tous les malheurs du monde, ainsi pour la plupart des Français le marxisme est l’horizon indépassable de notre temps ( Sartre ) et comme le keynésianisme est au marxisme ce que le coca light est au coca, les politiques de tous les bords se félicitent de répéter leur mantra,  » l’Etat veut votre bien, la totalité de votre bien ».

    • Bonjour,
      « Aucun journal en France n’est ouvertement libéral. »
      Que dire de l’Opinion ? « Sa ligne éditoriale est engagée : libérale, pro-européenne, pro-business », comme le rappellent son site internet et ses éditions papier. À noter que l’un de ses journalistes est C. Leblanc, grand spécialiste du Japon.

      • En effet l’Opinion s’affiche « libéral, pro-business, pro-européen, mais pas de droite ». Le journal à juste un an et n’ayant lu que quelques articles, il m’est difficile d’avoir une opinion sur l’Opinion.

        BFM business? On peut faire du business et en parler sans être libéral, sur BFM, Nicolas Doze est sans doute le seul à inviter des économistes libéraux.

        Challenges vient de faire l’éloge de Piketty, on ne peut pas faire moins libéral. les deux autres varient entre libéral light et keynésien.

        Finkielkraut n’est pas vraiment un libéral mais il est avec René Girard, l’un des deux ou trois dernier grands philosophes français libre.

        Zemmour est comme son compère Soral totalement ( totalitairement ) anti libéral.

        Philippe Manière fondateur de l’institut Montaigne un libéral modéré.

        Si l’on peut nommer les quelques journalistes et médias qui officient en France dans le champ du libéralisme c’est justement qu’ils sont peu nombreux ou du moins qu’ils sont peu connus ce qui revient à ce que j’avançais dès le début, le courant libéral est en France étouffé par la vulgate marxiste, keynésienne, collectiviste ou étatiste.
        Allez dans une librairie et essayez de trouver un livre de Hayek, Friedman, Mises et même les oeuvres de Bastiat qui est pourtant traduit dans le monde entier mais inconnu en France.

    • Keynes n’est pas libéral pour la bonne raison qu’il prone la mainmise de l’Etat sur l’économie par la relance de la consommation en manipulant les taux d’intérêts et la planche à billet, le New Deal est l’exemple des théories de Keynes mis en application du son vivant. Le New Deal n’a pas remis les USA en marche, c’est la guerre hors de son territoire que a marché. De plus Keynes prone « l’euthanasie du rentier », c’est à dire qu’il veut créer les conditions pour que les gens n’épargnent plus mais dépensent tout l’argent qu’ils gagnent (à ne pas confondre avec la rente de situation qui par contre est compatible avec le keynésianisme, c’est à dire la rente de ceux qui ont un monopole protégé par l’Etat, grandes entreprises et fonctionnaires) , ces dépenses étant bien sur taxés pour que l’Etat puisse à nouveau redistribuer cet argent pour créer un cercle vertueux mais non seulement ce système ne marche pas – le Japon s’épuise dans ce système depuis 20 ans avec une dette colossale et les Abenomics en est la version musclée.
      Keynes pensait qu’on pouvait résoudre le problème du chômage en faisant produisant n’importe quoi pourvu que les gens travaillent, c’est pourquoi au Japon, l’Etat a fait construire n’importe quoi, des ponts, des routes, des stades, etc dont l’utilité est relative mais qui ont creusé la dette de l’Etat qui a emprunté l’argent aux Japonais eux-mêmes, cela revient à dire que ce sont les Japonais qui ont payé leur propre travail et n’a produit aucune richesse.
      Pour faire simple, Keynes n’est pas liberal car il met l’Etat au centre de l’économie et qu’il ne permet pas aux marché de se réguler par lui même, ce qui est tout le contraire de la pensée libérale.

      • La question est donc, pourquoi les gens pensent en général que le keynésianisme est une bonne politique économique?
        Pour moi, le keynésianisme ( mais aussi le socialisme) plait aux gens parce qu’il conforte le sentiment religieux, l’Etat et le divin sont deux concept immatériels mais leurs serviteurs, le gouvernement et ses fonctionnaires ( le clergé et ses prêtes) en sont les représentants et quand une crise se fait sentir ce sont vers eux que se tourne le peuple, que ce soit le manque de travail, le manque de pluie ou une autre calamité qui semble s’abattre par malheur, un coup du sort sur le pays. Le peuple implore un miracle auprès du gouvernement ou du clergé mais des offrandes et le sacrifice de quelques personnes désignés est demandé, le peuple obéit et le miracle arrive, l’argent, le travail ou le pain arrive d’en haut. Le gouvernement ou le clergé justifie son utilité, les offrandes et les biens pris aux sacrifiés ont été redistribués moins la part prise par le gouvernement, le peuple est content pour quelques temps jusqu’a la nouvelle crise qui ne manquera pas d’arriver car le peuple au lieu de chercher lui-même un remède à la crise a préféré demander un miracle sans s’apercevoir qu’il s’est lui-même appauvrit.

        • Premièrement, il ne faut pas confondre déficit budgétaire et dépenses étatiques. Quand Reagan et Volker sont arrivés, le pays était exsangue et déprimé, les taux réel négatifs. Il fallait en premier combattre l’inflation de plus de 10%, pour ce faire il ont restreint la masse monétaire faisant monter les taux à plus de 15%, après deux ans l’inflation était déjà retombée. Bien sur ce remède de cheval a causé quelques débats mais a remis les Etats Unis sur les rails et ont redonné confiance à l’Amérique et entrainé la faillite de l’URSS.

          Pour comprendre l’échec du New Deal, il faut passer par des chiffres.
          http://minarchiste.wordpress.com/2010/10/12/pourquoi-y-a-t-il-des-cycles-economiques-et-des-recessions-–-partie-4/

          Il faut aussi se méfier de ce qu’on voit et méditer sur ce que l’on ne voit pas.

          • Le progrès social est d’être libre et indépendant pas d’être assisté par l’Etat.
            Les mythes de la gauche collectiviste ont l’avantage d’être utiles et réconfortants, ils font rêver jusqu’au jour où l’on se réveille avec les chaînes que l’on s’est soi-même forgées.
            Une des conséquences du new deal fut l’isolationnisme et ensuite l’entree en guerre dans le pacifique qui transforma le pays en économie de guerre.
            Super le progrès social!

        • « Car aucun-e agent-e économique n’est rationnel-le. »
          Est-ce du français passé à la mode LGBT politiquement correct?

          Il ne faut pas confondre réglementation et régulation. La réglementation est l’affaire du droit, la régulation est l’affaire de la politique.
          Si vous jouez au Monopoly, tous les joueurs respectent le même règlement mais si la banque centrale décide d’aider un joueur en difficulté parce qu’il a mal joué, il truque le jeu en favorisant un joueur par rapport à l’autre. Si un joueur perd c’est qu’il a mal joué.
          Le marché se régule seul (comme le climat) à condition de le laisser faire car vouloir réguler une chose si complexe ne fait qu’aggraver les crises qui sont elles mêmes des phénomènes de régulations naturels.

          • Non, ce n’est pas du français « à la mode LGBT politiquement correct », mais du français non académique, plus respectueux des femmes; ne vous en déplaise…

            Je vous remercie, [mais] je sais faire la différence entre « régulation » et « réglementation »; les deux étant intimement liées.

            Derrière cette entreprise en difficulté (j’ai bien compris la métaphore), il y a des personnes (au-moins une; plus de cinq mille, dans ce cas précis) et un savoir-faire; personnes et savoir-faire qu’il est nécessaire de sauver.

            Si un joueur perd, soit il a mal joué, soit les autres ont triché (entente, délit d’initiés…).

            La prétendue « régulation » du marché a une tendance au pire monopolistique (votre comparaison avec le Monopoly est donc bien en accord avec le sujet), au mieux oligopolistique.

            Le marché n’est pas si complexe qu’il en l’air, justement…
            Les personnes le faisant croire complexe veulent écarter les masses de celui-ci (il en est de même pour la technologie).
            Sa réappropriation par les citoyennes et citoyens permettra de le mieux comprendre et de l’assainir, donc d’éviter une sorte de défiance à son égard, en le rendant plus transparent.

            Une crise climatique est naturelle (bien que nous connaissions peut-être l’anthropocène); mais une crise économique (ou, concernant le marché seulement, « mercatique »), ne l’est pas (cf. différence entre « nature » et « culture »).

          • la crise e 1929 , elle était dûe à une trop grande intervention de l’état et des banques centrales?

  6. Une opinion est un processus cérébral et raisonné.
    La raison est un pilier dans la culture occidentale mais pas forcément dans la culture orientale qui est plus axée sur l’émotion.
    Les émotions et le ressenti sont plus importants pour les Japonais (en général!) que le raisonnement et la réflexion.
    Voilà pourquoi, selon moi, les opinions personnelles n’ont pas la même importance qu’elles pourraient l’être pour les Français.
    Au Japon, on échangent plus volontiers ses sensations que ses opinions.

    Attention! Je ne dis pas que les Japonais ne réfléchissent pas! Je dis que leur pensée est moins au service de la raison qu’à celui des sentiments et des sensations.

  7. Réponse à thom: l’enfer est pavé de bonnes intentions, ce ne sont pas les intentions qui comptent mais les résultats. Depuis 20 ans le Japon applique une politique keynésienne de relance, la dette est à 240% du PIB et le Japon reste en stagflation, la France suit le même chemin. Ce n’est pas en faisant des incantations magiques ( la croissance est là!!!), ce n’est pas en augmentant les taxes et les impôts, ce n’est pas en augmentant le poids de l’Etat dans l’économie, et ce n’est pas en voulant faire du capitalisme sans capital que les pays peuvent sortir des crises.
    L’histoire a prouvé que TOUS les Etats qui ont voulu planifier, réguler et intervenir dans l’économie se sont lamentablement plantés et ont appauvri le peuple, TOUS les pays qui se sont essayés au socialisme n’ont aboutit qu’au désastre, le Venezuela et l’Argentine sont les derniers en date mais ne seront surement pas les derniers, la France sera le prochain.

    En français, il y a le féminin et le masculin, le masculin sert de neutre, ce n’est pas par irrespect du féminin mais par respect de la grammaire qui est la règle commune pour pouvoir se comprendre mutuellement.

    Réponse à Saturne : oui, le gouvernement et la FED sont en grande partie responsable de la crise de 1929 et le gouvernement est aussi responsable de sa longueur. La crise japonaise des 90’s et celle des sub primes de 2007/2011 ont aussi pour cause la manipulation des taux d’intérêts et de la masse monétaire.

    Pour les socialistes, la crise ne peut être l’oeuvre que du capitalisme et surtout du libéralisme et la crise ne peut arriver que dans un système capitaliste.
    Quand une économie dirigée par des socialistes est en faillite, la faute ne peut être l’oeuvre que des pays capitalistes qui s’acharnent sur ses pauvres progressistes incompris. Si Cuba, le Venezuela ou l’Argentine sont en faillite c’est la faute des méchants Américains, c’est aussi simple que ça.

  8. Cf. commentaire de Saturne du 12/09/2014: http://www.slate.fr/story/45261/new-deal .

    Les États-Unis ne se sont pas lamentablement plantés, loin de là.

    Un autre exemple d’interventionnisme étatique ayant réussi: .

    Paul KRUGMAN, à propos de la France:

    http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20140611.OBS0093/paul-krugman-la-france-est-un-malade-imaginaire.html

    et

    http://www.marianne.net/Combien-de-chroniques-de-Paul-Krugman-leur-faudra-t-il_a240964.html .

    Les impôts…
    Référence à la fameuse « courbe de LAFFER », je pense:

    http://www.liberation.fr/economie/2013/11/21/trop-d-impot-tue-t-il-vraiment-l-impot_961030

    Les impôts, aux États-Unis:

    http://tempsreel.nouvelobs.com/election-presidentielle-2012/20120228.OBS2500/quand-roosevelt-taxait-les-hauts-revenus-a-91.html

    et

    http://www.alternatives-economiques.fr/impot-a-75—–ca-rapportera-des-clopinettes-et-c-est-tres-bien-_fr_art_633_58242.html .

    —————————————————————————–

    Non, le masculin ne sert pas de neutre (en allemand, d’ailleurs, il y a le féminin, le masculin et le neutre (ce dernier étant bien différent des deux autres genres).

    La règle de grammaire qui vous tient à cœur est la suivante:

    « Lorsque les deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble l’emporte » (abbé Bouhours)

    Elle est obsolète.
    Surtout qu’aucun genre n’est plus noble que l’autre.

    Alors?

    L’on peut appliquer la règle de proximité.
    Exemple:

    « Le garçon et sa mère sont belles. »
    « La fille et son frère sont beaux. »

    Ou alors, dans un style plus libre (que j’utilise):

    « La fille et les garçons ont été pris-e-s en photo. »

    Vous arrivez encore à comprendre mes phrases?

    Vive le libéralisme linguistique!!!

    Je ne vous pensais pas contre ce libéralisme!

    Comme quoi, vous n’êtes qu’un pseudo-libéral, très conservateur et à tendance tyrannique.

    A votre libéralisme borné, j’oppose la licence poétique.

    Très respectueusement,
    ThomRogDev.

    • C’est toujours amusant de voir comment quelqu’un qui n’a aucun argument valable en vient subitement au sophisme et à l’attaque ad hominem, surtout quand cela vient de quelqu’un qui n’a comme culture qu’une foi aveugle dans les auteurs qui veulent vous convaincre que la liberté est une chose trop dangereuse pour être laissée à tout le monde car si une idéologie est bien opposée à la liberté c’est bien celle du socialisme que vous Thom vous essayez de défendre.

       » conservateur à tendance tyrannique » autant directement dire que je suis un nazi turbolibéral homophobe ou un fasciste neoconservateur capitaliste, demandez à vos amis de la fête de l’huma, ils doivent avoir un stock conséquent d’injures aussi poétiques qu’oxymoriques.

      Tous les liens que vous donnez amènent à une idéologie soit collectiviste, soit étatique et très souvent les deux, où l »Etat est l’alpha et l’omega de toute la société. Le libéralisme n’est en aucun cas une idéologie.
      Je vous signale que De Gaule n’aurait rien pu faire sans l’aide de Pinay qui avait remis en marche la France et qui faisait plus confiance à l’épargne qu’à l’impôt dont une des phrase célèbre est « A la différence de l’impôt, l’épargne représente en effet le véritable esprit d’austérité ; elle est volontaire. Alors que l’impôt se répercute sur les prix, l’épargne, elle, retombe sur la consommation » ce qui est tout le contraire d’un keynésien.

      Ce n’est pas le libéralisme linguistique que vous défendez mais le libertinage grammatical, ce qui n’est pas la même chose, tout le monde ne peut pas être Joyce, il faut vous y faire même si cela frustre votre égalitarisme hystérique.

      • Ah!, parce que vos arguments sont davantage valables que les miens???

        J’en ris!

        L’épargne est une fuite!

        Bon, je sais que je n’arriverai pas à vous faire changer d’avis (et réciproquement…).

        Définition du Petit Larousse illustré (édition 2008): « Libéralisme […] 3. Fait d’être libéral, tolérant. »

        Qualifiez-moi de libertin si vous le désirez…

        Tout le monde n’est pas JOYCE, HUGO, VERLAINE… effectivement.

        Très perspicace.

        Mais tous les talents se valent.

        Vous semblez n’accorder de talent qu’aux personnes mondialement connues.

        C’est dommage.

        • Thom, je n’essaie pas de vous faire changer d’avis, on ne change pas l’avis de quelqu’un qui a la foi.
          Ce dont je parle ce sont les résultats des politiques que vous défendez et qui vont toutes vers le déclin à la fois économique et social.
          Tous les talents ne se valent pas, pour ma part je n’échangerai jamais 2 tomes d’Aragon contre 1 de Borges.
          Ne pas accorder d’attention au personnes mondialement connues? Parce que la célébrité est un gage de sérieux ou d’objectivité? Si vous parlez de Krugman, il n’a pas arrête de se tromper dans ses prévisions économiques, il n’a même pas été capable de voir venir la crise des sub primes ( il faut dire que sa politique économique l’avait encouragée). Krugman bénéficie de sa rente de nobélisé pour valider une idéologie néokeynésienne. Quand on voit avec son compère Stiglitz qu’ils ont adoubé Piketty et son bréviaire truffé d’erreurs et de conclusions subjectives, on comprend qu’il ne s’agit pas de voir la vérité nue mais de l’habiller pour conforter le message qu’on voulait faire passer dès le début, celui de la spoliation des fruits de ses efforts et de ses prises de risque pour le distribuer à ceux qui n’en font pas.

          • « Ce dont je parle ce sont les résultats des politiques que vous défendez et qui vont toutes vers le déclin à la fois économique et social. »

            ==> Je ne défends pas les politiques actuelles.
            Ces dernières n’aiment que l’austérité et le court-termisme, alors qu’il faut s’occuper du bien-être de la population et du coût des énergies fossiles (impactant davantage l’économie que le coût du travail).

            « Tous les talents ne se valent pas »

            ==> Si, tous se valent (il m’a d’ailleurs fallu beaucoup de temps pour m’en rendre compte).

            Non, il n’est question ni de KRUGMAN, ni de STIGLITZ, ni de FRIEDMAN, ni de SMITH…

            Je veux juste vous faire comprendre que le talent (qu’il soit littéraire, entrepreneurial, informatique…), même relativement peu connu, doit être apprécié à sa juste valeur.

            Je ne suis pas [encore] aussi connu que JOYCE, HUGO, VERLAINE […], néanmoins, mon talent (littéraire, notamment) a été reconnu par les jeunes femmes à qui (auxquelles?) j’ai envoyé des poèmes et des portraits [d’elles] et par un grand groupe automobile (à qui j’ai envoyé un modeste poème).

      • a)La stagflation c’est absence de croissance+inflation;Ce n’est pas le cas du Japon.

        b) à tire perso j’opterai pour une planification très souple un peu comme le MITI ou le commissariat au plan à une époque mais réactualisée

        c)Les USA appuient leurs exportations par une intervention de l’état cf l’ouvrage « l’autre guerre des USA » par Eric Denécé(sous-entendue « économique »)

        • « c)Les USA appuient leurs exportations par une intervention de l’état cf l’ouvrage « l’autre guerre des USA » par Eric Denécé(sous-entendue « économique ») »

          ==> En face d’eux, une Union européenne molle, qui ne défend pas ses États-membres (ou très peu), au nom de la libre concurrence déloyale.

        • Le Japon n’est pas en stagflation, désolé c’est déflation que je voulais dire, toutes les politiques de relances visent à combattre la déflation par une baisse des taux d’intérêts et la création monétaire, c’est qu’est en train de faire Abe. Hors hausse de la tva il n’y a pas eu d’inflation au Japon cette année, 0,3% je crois.

          Attention, l’action du MITI ( qui a crée son propre mythe) est controversé, son action allait du conseil à des mesures anti concurrentielles et protectionnistes.
          Que l’Etat puisse donner des conseils c’est tout à fait normal mais toute planification de l’Etat implique son intervention dans l’économie et son intervention, toujours coercitive, ne laisse pas les acteurs libres de leurs choix.

          Je n’ai jamais dit que les USA sont un modèle libéral, les USA sont plutôt un modèle du capitalisme de copinage, ce qui est tout le contraire.

      • Sources d’inefficacité du libre-marché:

        -irrationalité des acteurs
        -asymétries d’informations
        -externalités
        -provision de biens publics
        -lorsqu’il n y’ a pas de coopération entre les agents l’éco peut se retrouver dans un équilibre sous-optimal

        • Voila, ça ce sont des arguments!

          Irrationalité des acteurs, c’est normal, ce sont des individus pas des ordinateurs qui font le marché, les individus sont rationnels, chaque personne pèse le pour et le contre et décide selon sa raison et ses émotions, ils ne paraissent irrationnels que pour ceux qui pensent que l’on peut diriger une société comme un parc de robots. C’est bien pour ça que la planification échoue à chaque fois. Nous ne sommes pas (encore) dans le  » meilleur des mondes ».

          L’asymétrie d’information est un problème de confiance, il est inhérent à la nature humaine que cela soit dans le mariage, l’amitié ou les affaires. Ou l’on pense que nous sommes est immoraux et que notre but est toujours de tromper notre rival, ou l’on pense que nous sommes ce que nous sommes, c’est à dire humains et qu’il faut faire avec. Encore une fois nous ne sommes pas des machines.

          Externalité, c’est une conséquence inhérente à toute activité, positivement ou négativement. N’importe quelle activité humaine peut être source d’externalité. par ex. Vous aimez quelqu’un et vous avez une relation avec, mais une autre personne vous aime et vous ne l’aimez pas, cette personnes est malheureuse, c’est une externalité négative pour cette personne, doit on vous obliger d’avoir une relation avec elle et doit on vous punir si vous n’en avez pas?
          les sociétés collectivistes qui voulaient tout planifier, tout réguler ont lamentablement échoué.
          Le principe de précaution découle de ceci mais sans risque il n’y a aucun progrès.

          La provision de bien public exprime le fait que seul l’Etat est à même d’oeuvrer pour l’ensemble d’une société et justifie l’interventionnisme de l’Etat et donc son monopole. Il est logique que les Français pensent que seul l’Etat est philanthrope et ne pense qu’au bien être de la population quand l’Etat monopolise la plus grande partie de l’économie. 57% du PIB. Ce sont toujours les autres qui paient et tout le monde veut être un passager clandestin. Je cite Bastiat,  » L’Etat, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde ».
          Pourtant, si vous venez au Japon vous verrez que le privé se substitue à l’Etat dans la gestion de la ville pour un cout souvent inférieur. A Tokyo, vous pouvez entrer dans beaucoup d’immeubles de bureaux ou de centre commerciaux et aller aux toilettes sans avoir à payer, vous pouvez utiliser les poubelles des combini sans être client, vous pouvez bénéficier d’espaces privés comme MidTown ou Roppongi hills gratuitement.
          Le Japon est un exemple où quand l’Etat laisse de la place au privé, le privé le remplace pour un cout moins élevé en impôt et taxes, ne me citez pas Fukushima qui est en premier un problème de collusion entre une grande entreprise privée à laquelle l’Etat à accordé un monopole et a ensuite négligé son devoir de contrôle de sécurité. Ce qui n’est pas un exemple du libéralisme mais du capitalisme de copinage.

          Le marché libre est imparfait par nature mais n’est défaillant que quand l’Etat intervient et veut le réguler. L’Etat interventionniste est comme un pompier pyromane, il crée ainsi la justification de sa propre existence.

          • Il y a tout de m^me eu la catastrophe Enron(prvée) aux USa. Selon vous quels sont les pays libéraux à vos yeux et selon vos critères?

          • Je répond à neptune et à saturne ( j’ai plus de difficultés avec les hecatonchires), Enron? Cuba, Venezuela, URSS, Argentine, je peux encore allonger la liste des pays qui font faillites et paupérisent la population.
            Le pays le plus libéral est en ce moment Hong Kong.

            Piketty, d’après vous, un sommelier alcoolique dirait-il que le vin est mauvais? Piketty fait parti des « oints du seigneur » (Thomas Sowell) exprimé par Charles Gave sous cette forme.
            « Les oints du Seigneur
            Tout d’abord, ils « identifient » un problème (qui en général n’existe que dans leur imagination).
            Ayant identifié le problème, ils proposent une solution.
            La solution implique toujours un accroissement du rôle de l’Etat, et comme ils sont en général payés par ce même Etat, un accroissement de leur pouvoir à eux… Voila qui n’est guère surprenant.
            Apres moult campagnes de presse, leur solution est adoptée. Ceux qui s’opposent à cette solution sont traités de réactionnaires et de petits esprits égoïstes. (Eux , ils sont généreux, avec l’argent des autres, bien sur…)
            La situation, à chaque fois se dégrade très rapidement APRES L’ADOPTION DE LA « SOLUTION ».
            Qu’à cela ne tienne, nos oints du Seigneur ont déjà dans leurs cartons (j’ai presque envie de dire dans leur boite à outils), une solution aux problèmes que la précédente solution a apporté…
            Et on repart pour un tour… »

  9. Bonjour pour commencer au japon la politesse est de rigueur! 礼儀
    Deepslv « Personne ne vous demande de lire les commentaires qui ne vous intéressent pas » oui vous avez raison,surtout pas les votres,confus,sans interêt et hors sujet.Résidant maintenant plus de 8 ans au japon,j’aimerai lire et pouvoir apprécier ici sur « japoninfos » (les infos du japon) les commentaires de personnes vivant ou ayant vécu au japon durant un longue période,et avec la condition de la compréhension parfaite de la langue et la culture japonaise pour prétendre pouvoir répondre à la question complexe de ce large thème « “Qu’en est-il des opinions personnelles au Japon?” si ce n’est pas votre situation Deepslv,merci de bien vouloir vous abstenir.Cordialement

    • Attention, il y a un shérif dans la salle qui décide ce qui doit être dit ou pas. En gros on appelle ça de l’appropriation d’un espace qui ne lui appartient pas. Cet espace appartient à ceux qui ont crée Japon information, eux seuls en sont propriétaires, s’ils estiment que les commentaires ne sont pas adéquats, c’est à eux de le dire et pas à vous.
      Les commentaires dévient souvent du sujet principal, c’est un fait, vous pouvez y participer au lieu de vouloir jouer les censeurs prétentieux sous chefs de bureau de seconde zone, à vous de remettre habilement la discussion dans le sujet.
      Au fait, je vis au Japon depuis plus longtemps que vous, je connais la langue et la culture, mais je n’ai pas la prétention d’être un expert. Si le site doit devenir aussi ennuyeux qu’un chaine éducative de la NHK plus personne ne le visitera.

      Apres votre deuxième intervention qui n’apporte rien au sujet si ce n’est que les aboiement de petit fonctionnaire à collier, je vous redemande donc de nous faire part de vos lumières ou expérience sur le sujet.

      La première des politesses est de respecter les personnes qui étaient là avant vous.

  10. Bonjour pour commencer.
    Deepslv,si vous résidé au japon,depuis plus de 8 ans,parlez et ecrivez le japonais,alors faites nous part de votre expérience et sentiment sur la question »« “Qu’en est-il des opinions personnelles au Japon?” »,ce sera plus intéressant pour les lecteurs au lieu de polluer cette discussion par vos idéologies sur l’économie, et autres élucubrations.Tout a fait hors sujet.merci
    Fin de la discussion.

  11. Je ne vais pas défendre deepslv qui n’a pas besoin de moi pour ça, mais il me semble que son deuxième commentaire était tout à fait dans le sujet. Après que la discussion ait dérapé c’est vrai. Mais c’est tant mieux. Nous ne sommes pas en cours ni en réunion de travail. Si la discussion s’égare cela prouve qu’elle est vivante. Et souvent elle devient plus intéressante que le sujet ne le laissait supposer.
    Enfin je ne vois pas de quels droits vous demandez à l’autorité de recadrer le débat. Il n’y a, à ma connaissance jamais eu de censure ici, et c’est tant mieux. De plus slv a parfaitement raison de vous demander de respecter les gens qui interviennent ici depuis plus longtemps que vous.

      • Ouais, on commence à bien s’amuser ici.
        J’en profite pour répondre à JP qui a sans doute cru intelligent de prendre comme pseudo JaPon, où peut-être Jean-Pierre, après tout deux saints ne sont pas de trop quand les nippons apparaissent (et que la Chine se réveille)
        Je lui rappelle que c’est l’économie politique qui gouverne le monde, je laisse l’amour aux poètes, il n’en manque pas ici et d’ailleurs ils sont en train de s’écharper sur un autre sujet, et que donc ce qu’il qualifie de pollution, d’idéologie et d’élucubration sont en réalité une opinion, une vraie, qui montre la distance entre une discussion en France et au Japon.
        Dans la plupart des discussions au Japon, il n’y a pas de débat contradictoire, tous se rangent plus ou moins sous l’avis de celui qui est le chef ou se présente comme tel. Ceux qui ne sont pas d’accord se taisent ou s’en vont. L’unanimité et le consensus sont de rigueur, comme dans un conseil tribal, le chef parle, les autres opinent du bonnet et rentrent dans leur case. Bien sur certains ne sont pas content et en discutent en privé derrière un buisson et sans rien montrer ni dire, ils essaieront de contourner l’avis du chef pour en tirer un bénéfice personnel.
        C’est en étudiant René Girard ( pas le footballeur ) que j’ai compris que le Japon qui apparait si policé, si poli, si unanime et consensuel est en réalité extrêmement violent, que le conformisme et le formalisme n’existaient que pour canaliser cette violence primaire qui ne se libère que lorsque les Japonais ont le pouvoir de l’exercer sur une victime désignée.

        • Merci
          a).Mais dans un pays où le « groupisme »(ce dernier terme est parfis sujet à débat j’en conviens) est censé prévaloir, comment arrivent à émerger de fortes personnalités,désignées comme chef, qui arrivent à « imposer »(?) leur opinion?
          b) à quel livre de René Girard faites-vous référence car il en a écrit plusieurs?
          Cordialement

          • Les Japonais sont comme les autres. Au Japon comme partout, Il y a des dominés et des dominants. Les fortes personnalités tirent profit du système et des relations sociales, surtout dans une structure sociale où le groupe passe avant l’individu, précisément comme au Japon. Ainsi les fortes têtes et les individualistes qui sont malins émergent facilement pour avoir les places dominantes et imposer sans mal leur vision des choses à la masse des individus du groupe éduquer à suivre sans broncher.
            Et au Japon, les dominants sont favorisés plus qu’ailleurs compte tenu de ce fameux esprit de groupe qui ne laisse aucune place au dialogue contestataire…

            Moi aussi j’aimerais bien connaître les écrits de René Girard ( pas sur le foot, hein? )

          • Oui saturne,  » groupisme » est sujet à caution, c’est pourquoi il convient de le mettre entre parenthèse.
            René Girard est à mon avis, le dernier grand penseur français encore vivant, il a 90 ans et vit à Stanford je crois. Pour découvrir René Girard, on peut commencer par  » La violence et le sacré » qui explorent les résolution des tensions sociales par le recours au bouc émissaire et les transfiguration de la violence dans l’ordre du sacré. René Girard a longtemps été sous estimé en France, sans doute à cause de son opposition au thèses freudiennes, marxistes et structuralistes et sans doute aussi à cause de ses positions religieuses.
            René Girard est aussi le théoricien du désir mimétique selon lequel, le désir n’est pas autonome mais que le désir est une imitation du désir de l’autre.
            Désolé de ne pas donner une plus longue explication, il vaut mieux lire et essayer de comprendre la pensée de René Girard et de se faire une opinion par soi-même.
            A la différence des nihojinron qui veulent à tout prix trouver des différences entre la socioculture japonaise et celles d’autres peuples, je crois qu’il est préférable de chercher les ressemblances et les traits communs à toutes les civilisations car toutes émanent de la même espèce humaine.

  12. Bonjour (la politesse n’est pas ton fort deepslv,un comble pour quel qu’un qui prétend vivre au japon! enfin..)
    Encore une fois deepslv,ton intervention ne sers a rien,c’est vraiment du grand n’importe quoi,tu fais juste de la masturbation intellectuelle (processus de pensée dont l’autosatisfaction semble prendre le pas sur une quelconque intention de déboucher sur quelque chose de concret ou de constructif.)

    « j’ai compris que le Japon qui apparait si policé, si poli, si unanime et consensuel est en réalité extrêmement violent, que le conformisme et le formalisme n’existaient que pour canaliser cette violence primaire qui ne se libère que lorsque les Japonais ont le pouvoir de l’exercer sur une victime désignée. »

    En un mot si tu n’es pas satisfait de vivre au japon (dans le cas où tu n’es pas un Mitho) quitte le de suite,Le japon et les japonais n’ont pas besoin de toi et de ta haine. Il y a tellement de personne qui rêve de prendre ta place!
    Restons objectif,ce forum de discussion de qualité (je pense) n’a pas été créé pour y déverser tes déceptions et souffrances en tout genre.Ne fais pas de ta généralité,ta vérité! Au japon,il y a du bon comme du mauvais,comme partout…
    Reprenez son fil de discussion depuis le début,deepslv ne fait que extrapoler,et n’exprime en rien de son expérience et ressenti au contact des japonais,la réalité du quotidien,au lieu de cela il nous parle de manipulation politique de l’économie,de conspirations et autres LOL (Comme si c’était propre qu’au Japon).Eh Gars La question est bien « “Qu’en est-il des opinions personnelles au Japon?” et non pas « “Qu’en est-il des opinions personnelles de deepslv ?” merci de votre attention,et contribution a ne pas polluer ce forum.Cordialement du Japon

  13. ça y est les gars, on en tient un, un de ceux qui se veulent plus japonais que les Japonais, un vrai tatamisé qui veut garder le Japon pour lui tout seul parce qu’il croit qu’il est l’élu des Kamis et que vivre au Japon c’est la grande chance de sa vie.
    C’est sa si grande chance, le rêve de toute une mièvre vie qu’il ne veut pas qu’on lui gâche et comme n’importe quel apprenti nationaliste bas du plafond, il conseille à ceux qui ne voient pas les choses comme lui de dégager.

    Passé le premier commentaire policé qui exige qu’on respecte la politesse de rigueur au Japon, ( on le sait , seuls les Japonais sont polis, d’ailleurs ce sont eux qui le disent avec leurs zélateurs), le verni craque et voila qu’apparaissent au grand jour les deux neurones ( et demi?) du sieur JP qui n’a surement rien compris à mon commentaire.
    Alors j’hésite, soit je lui fais un joli dessin avec des couleurs et des petits bonhommes rigolo comme on en voit dans les notices explicatives nippones, soit je le laisse mariner dans son jus avec ses deux neurones ( décidément sans demi supplémentaire) et je lui conseille d’en rester à se passer en boucle le DVD des bisounours en vacances chez tati kaka ou la dernière video pédopornololitanesque des AKB48 pour qu’il s’émoustille un peu.
    J’hésite…
    Mais puisque maintenant on se tutoie, c’est beau les relation dans les forums, mon cher JP, tu vas me faire le plaisir de donner ton avis, ton ressenti au contact des Japonais ( avec un J majuscule, c’est ça le respect et la politesse), la réalité du quotidien comme on te l’a appris à la tv dans les émissions qui te font saliver de la beauté de ce monde si étrange et pourtant si proche, de ce Japon si exquis et drôle comme dans une Sazae san le dimanche soir.

    Alors shérif JP, remue tes deux neurones et pond-nous quelque chose de parfumé.

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