, Sortie d’une nouvelle version du Kojiki (古事記)En novembre dernier est sorti aux éditions Le corridor bleu une adaptation du Kojiki par Pierre Vinclair et illustrée par la calligraphe Yukako Matsui.

Le Kojiki est l’un des plus ancien écrit japonais existant puisqu’il date de 712 après J.-C. C’est un recueil de mythes et de légendes expliquant la fondation du Japon comme  la formation des iles, l’origine des dieux (kami) ou la ligné des Empereurs. Il a fortement inspiré le shintoïsme et il est considéré comme l’un des textes fondateurs du Japon. En Occident, on pourrait le comparer aux différents textes de la mythologie grecque ou à l’ancien testament.

Quand Pierre Vinclair a découvert ce livre, il a été marqué par l’existence de «ses dieux et de sa violence, et du drôle de mélange de l’art brut et de l’extrême raffinement qui se dégage, par exemple dans les chansons» et a «immédiatement voulu le partager».
Il s’agit ici plus d’une reprise qu’une réelle traduction d’après l’auteur qui explique ce choix par la complexité de l’œuvre. Pierre Vinclair a voulu éviter une approche scientifique du texte mais plutôt transmettre «l’émotion esthétique». Il a donc fait de petits arrangements sur le texte, principalement d’ordre rythmique afin de faciliter la lecture de celui-ci.

L’ouvrage est également illustré à l’aide des calligraphies de Yukako Mastui. Elle a choisi d’illustrer les passages qui lui ont laissé «une forte impression» grâce à une calligraphie moderne qui transgresse les règles habituelles tout en conservant l’harmonie entre celle-ci et la page.

Pierre Vinclair & Yukako Matsui, Kojiki, Saint-Pierre de La Réunion, Le Corridor Bleu, 2011, 240 p.  22 €

Pierre-Etienne De Lazzer – sources: Wikipédia, Le Corridor Bleu, Interview des auteurs par CM Briseul
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10 Commentaires

  1. Le Japon, sa culture, son histoire et tout le reste (ou presque) son mes passions…
    Je connaissais déjà un peu d’histoire, de « mythologie2 et autres légendes du Japon.
    J’ai donc décidé de me procurer ce livre en espérant pouvoir en apprendre plus…
    L’idée de départ me semblait très bonne, mais voila la désillusion fut tellement…. enrageante !
    Tous les noms des « personnages » ont été traduits en Français !!!
    Résultat : Le livre est incompréhensible ! J’ai tenu une dizaine de pages, et encore…
    A-t-on idée d’écrire une biographie sur les Beatles en traduisant par « Les scarabées » tout le long du livre ????
    Avec un personnage ou un groupe de personnages unique passe encore mais quand ils se comptent pas dizaines…..
    C’est ce qui est fait dans ce livre… De plus aucun liens, ni explications ne sont proposés pour dire qui correspond a qui !!!
    Bref… Ne l’achetez pas !!

    • Quelle curieuse remarque. D’abord parce que les japonais comprennent (pour ceux qui lisent le japonais littéraire) le sens des noms, ensuite parce que toutes les traductions le font, et ce, depuis les Chamberlain (1919). Par ailleurs, la compréhension du texte sans les noms, outre le fait que cela limite le caractère poétique, enlève une grande partie du sens. Izanami n’a pas de sens pour nous, « La déesse qui invite » en a. Qu’aurait du faire l’auteur, dire Izanami la déesse qui invite ? Là le texte aurait été bien lourd.
      Donc votre remarque, outre son caractère pseudo élitiste déplacé ne se justifie en rien.

  2. Bonjour,
    Les noms des personnages (les fameux kamis) sont effectivement traduits en français car il s’agit à chaque fois de périphrase pleines de sens et de poésie qu’il eût été dommage de ne pas dévoiler aux lecteurs français puisque ce livre est avant tout… une traduction. Si vous tenez dix pages avec les noms en français, pas sûr que vous teniez beaucoup plus longtemps avec les noms en japonais. Le Kojiki est un livre total, au même titre que L’Iliade et L’Odyssée ou encore la Bible avec ses personnages suivis de toute leur généalogie. Ces textes sont de plus très anciens et il faut adapter sa lecture. Mais vos efforts seront largement récompensés car le Kojiki est un live fascinant!

    D’autres critiques, un poil plus développées, ici:
    https://www.sitaudis.fr/Parutions/kojiki.php
    http://pierre.campion2.free.fr/albarracin_vinclair.htm

    L’éditeur.

    • Bonjour,

      Je suis d’accord avec vous dans le fond. Mais dans la forme la traduction des noms est un horreur. En quoi ? ne connaissant pas du tout le kojiki lire ce livre désoriente en effet je suis incapable de reconnaitre un kami quand on en parle car je connais que cette traduction française. Si au moins ils y avaient un glossaire m’aidant à rattacher chaque nom au nom « original’ cela aurai eu du sens. Ici c’est comme si j’avais lu l’Iliade et eu lieu d’Ulysse on aurai : celui-qui-mis-le-feu-grâce-au-cheval-et-mis-20-ans-pour-rentrer-chez-lui. Alors sur ce coup il y en as un et facile d’identifier. Mais quelqu’un qui y connait rien ne reconnaitra pas Ulysse la dedans ! Alors oui ca donne une belle rythmique etc . Mais ça détruit la culture et la chance de pouvoir en parler ( je me débrouille en japonais mais impossible de parler de se livre avec mes correspondants car je suis incapable de traduire les noms traduits :s !!! )

  3. A Cyril:

     » Izanami n’a pas de sens pour nous, « La déesse qui invite » en a. Qu’aurait du faire l’auteur, dire Izanami la déesse qui invite ? »

    Alors dans ce cas, pourquoi ne pas traduire tous les noms de chaque textes étrangers? Par exemple, les noms des dieux/déesses grecques ou héros, ou bien ceux présents dans les textes romains, celtiques ou nordiques? Et si on faisait pareil avec la Bible ou le Coran ou la Thora, à traduire chaque nom propres?

    Là, oui, ça aurait été lourd! Ce qui est regrettable, c’est que toutes les personnes s’intéressant à la mythologie et connaissant un poil la mythologie japonaise, c’est que les noms traduits n’ont AUCUN sens, puisque nous connaissons les noms originaux.

    Alors si l’auteur aurait voulu VRAIMENT ne pas désacraliser le Kojiki, il aurait fallu faire comme beaucoup font pour des traductions: mettre des notes, au bas des pages, pour donner les significations en français, ou bien ajouter quelques pages à la fin du livre pour ces traductions. C’est pas sorciers, d’autres l’ont fait avant.

  4. A CMB

     » Si vous tenez dix pages avec les noms en français, pas sûr que vous teniez beaucoup plus longtemps avec les noms en japonais. »

    Bien au contraire! il s’agit là de passionnés de la culture japonaise qui parlent, nous sommes habitués aux noms japonais, et généralement assez puristes sur l’authenticité des textes.
    Vous parlez de Bible, Illiade ou Odyssée, que diriez-vous si chaque noms propres étaient traduits? Si vous les avez lu, et que cela vous fait déjà chi** de lire les noms originaux, tiendrez-vous s’ils étaient tous traduits?
    Vous imaginez, lire à chaque fois qu’un ange (par exemple) est cité dans la Bible, ce genre de chose:

    Luc, I, 19 : « L’ange lui répondit : Moi je suis FORCE DE DIEU et je me tiens devant Dieu; et j’ai été envoyé pour te parler et t’annoncer cela. »
    Luc, I, 26 : « Le sixième mois, l’ange FORCE DE DIEU fut envoyé de Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth. »

    Hénoch 10-6 2: « Puis le Seigneur dit à DIEU GUERIT: Prends DIEU A RENDU FORT, lie-lui les pieds et les mains ; jette-le dans les ténèbres ; et abandonne-le dans le désert de Dudael. »

    Et là, j’ai fait court. Imaginez toute la Bible (ou autres) avec les noms traduits? Ah, ça n’aurait aucun sens là non plus, pourtant, les hébreux, grecs ou latinistes comprennent les significations des noms…!!!

  5. Oui je suis d’accord. Pas de traduction en français des noms originaux.
    Tiens ça me rappelle les dessins animés japonais qui passaient au club Do. Les personnages avaient des prénoms français et ça cassait vraiment le charme! Difficile de se sentir transporté dans une autre culture dans ces conditions.
    Ceci dit, loin de moi l’idée de comparer le Kojiki avec Ranma 1/2!

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