La fête des Étoiles (七夕, tanabata) est célébrée autour du 7 juillet selon l’actuel calendrier solaire ou début août suivant le calendrier lunaire, notamment à Sendai, région du samourai Date Masamune (伊達政宗), qui a inspiré les créateurs de Dark Vador.

Reconstitution de la fête de Tanabata durant l'époque d'Edo au Fukagawa Edo Museum (© DryPot)
Reconstitution de la fête de Tanabata durant l’époque d’Edo au Fukagawa Edo Museum (© DryPot)

Les deux plus grands festivals des étoiles se déroulent sur trois jours, à Kanagawa début juillet (1,7 million de personnes en 2013) et Sendai début août (2,6 millions de personnes en 2013), où sont organisés des feux d’artifice, des concerts ou des défilés.

Selon la légende chinoise, un dieu présenta sa fille Véga, tisserande, à un gardien de bœufs nommé Altaïr. Mais après leur mariage, le couple passa son temps ensemble, en négligeant leur travail. Suite aux plaintes du peuple, le dieu décida de les séparer par une rivière céleste, correspondant à la Voie lactée. Depuis, les deux étoiles ne peuvent la traverser pour se revoir qu’une seule fois par an, le septième jour du septième mois du calendrier lunaire. Cette histoire symbolise depuis des siècles l’importance du tissage et des moissons.

Durant cette période, et depuis l’époque d’Edo, les Japonais expriment leurs vœux en écrivant un message sur une bande de papier (tanzaku) puis l’accrochent avec d’autres décorations à des branches de bambou, à la maison ou dans les écoles. Les écoliers de Yamaguchi ont d’ailleurs participé, ce 7 juillet, à un événement organisé par le Centre du pays natal de la ville. Après avoir accroché leurs souhaits sur un bambou de cinq mètres de haut, les enfants ont entonné la chanson de tanabata.

À Hiroshima, deux tramways des étoiles circulent actuellement : l’un représente la tisserande (織姫, Orihime), l’autre le bouvier (彦星, Hikoboshi). À l’intérieur, les passagers peuvent notamment lire les messages écrits par les enfants, suspendus à des branches de bambou. Il existe par ailleurs un satellite, l’ETS-VII, développé et lancé en 1997 par l’Agence spatiale japonaise, dont la partie principale porte le nom de Hikoboshi et l’autre celui d’Orihime. Autant dire que cette tradition reste bien présente dans la société actuelle.

Jean-François Heimburger – Zôsui

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