Dans la revue de presse de ce jeudi 27 novembre 2025, voici nos actualités : le temps de parole à la Diète, Tōkyō et sa taxe d’hébergement, ainsi que l’élevage d’unagi.
Débat à la Diète
Le débat entre chefs de partis à la Diète devrait permettre de discuter des orientations fondamentales du pays, mais le temps de parole limité des petites formations empêche tout échange approfondi. Lors du premier débat depuis l’arrivée de Sanae Takaichi au pouvoir, Yoshihiko Noda (Parti démocrate constitutionnel) a critiqué les propos de la Première ministre sur une éventuelle intervention à Taïwan, bien que son propre parti l’ait poussée à répondre. D’autres dirigeants ont abordé fiscalité, principes non nucléaires ou loi anti-espionnage, mais avec seulement trois à huit minutes chacun. Alors que la Première ministre consacre déjà beaucoup de temps aux délibérations, l’enjeu serait d’allonger ces débats pour renforcer la qualité démocratique.
Hausse des taxes
Tōkyō prévoit de réviser sa taxe d’hébergement en passant du forfait actuel à un taux fixe de 3 % appliqué au prix de la nuitée. Le dispositif inclura désormais les minpaku et auberges, et relèvera le seuil d’exonération de 10 000 à 13 000 yens (de 62 à 81 euros) par personne et par nuit. Prévue pour l’exercice 2027, cette première réforme majeure depuis 2002 vise à corriger l’injustice fiscale actuelle. La mesure devrait porter les recettes annuelles de 6,9 à 19 milliards de yens (de 43 à 119 millions d’euros), afin de renforcer le financement des politiques touristiques face à la hausse des visiteurs.
Unagi d’élevage
La vente d’anguilles d’élevage féminisées se développe au Japon grâce à une méthode mise au point par l’Institut halieutique d’Aichi. Alors que plus de 90 % des civelles élevées deviennent naturellement des mâles, l’ajout d’isoflavones de soja dans l’alimentation permet d’obtenir presque uniquement des femelles, plus grosses et au goût plus umami. Aeon Retail et Lawson ont commencé à commercialiser ces anguilles en 2024, avec de bons résultats. Plusieurs départements comme Shizuoka ou Kagoshima adoptent cette technique. Dans un contexte de possibles restrictions internationales sur le commerce des anguilles, la demande pour ces femelles plus rentables pourrait augmenter.



