Dans la revue de presse du lundi 11 mars 2019, nous aborderons : le déséquilibre pour le 8e anniversaire de la catastrophe du Tôhoku, Carlos Ghosn débouté après sa libération incognito ratée, et des élections en Corée du Nord.

Déséquilibre de l’information

8 ans après la triple catastrophe du Tôhoku, en ce 11 mars 2019, beaucoup de médias français portent leur attention uniquement sur la question de Fukushima et du nucléaire, comme le relève notre journaliste, Jean-François Heimburger. Ce 8e anniversaire de la catastrophe met en avant tous les questionnements politiques et écologiques, mais les régions touchées, en particulier par le tsunami, ne sont pas des sujets fréquents. Alors que de nombreuses choses y ont été mises en place et qu’elles ont fait preuve d’une grande résilience. Un déséquilibre de l’information vis-à-vis du traitement de l’information existe donc avec d’un côté le nucléaire mis en lumière et de l’autre des régions qui restent dans l’ombre. La reconstruction continue et les habitants réinvestissent progressivement les anciennes zones à risque, mais de façon encore toute relative. De nombreux défis restent encore à relever.

Carlos Ghosn débouté

Carlos Ghosn, au moment de sa libération sous caution mercredi dernier, a attiré l’attention du monde entier en sortant déguisé en ouvrier avec une casquette, des lunettes noires et un masque chirurgical. Accompagné d’au moins sept gardiens, ce qui devait être un départ discret se transforme en une sortie devant tous les journalistes. Ghosn est actuellement assigné à résidence à Tôkyô et il lui est interdit de quitter le pays. Il n’a également pas le droit d’accéder à internet et toutes ses visites sont filmées. Alors que le conseil d’administration de Nissan doit se dérouler ce mardi, l’ancien dirigeant, toujours membre du conseil, a fait la demande auprès du tribunal pour y participer. Cependant, il a été débouté arguant que des risques d’altération des preuves existaient et que cette visite pouvait être vue comme une pression sur les employés de Nissan.

Élections en Corée du Nord

L’événement est organisé pour la seconde fois depuis que Kim Jong-Un est devenu le dirigeant du pays en décembre 2011. Ces élections seront cependant purement pour la forme, alors que la participation attendue est à plus de 99%. Les élections de la 14e Assemblée populaire suprême ont toutefois attiré l’attention d’observateurs extérieurs, l’issue pouvant donner un aperçu de changement dans la structure très fermée de l’élite politique nord-coréenne. Kim Jong-Un a mis la priorité sur la reconstruction de l’économie du pays et sur le renforcement de son arsenal nucléaire et antimissile. Après le sommet infructueux à Hanoï avec Donald Trump le mois dernier, la Corée du Nord commencerait à reconstruire des installations nucléaires précédemment utilisées. Pyongyang souhaite que Washington assouplisse les sanctions économiques afin de redynamiser l’économie morose du pays, alors que les Américains demandent la fin du programme nucléaire en échange.