Ce jeudi 23 janvier, des responsables du gouvernement ont annoncé qu’une reflexion était en cours concernant l’emploi de l’énergie nucléaire.

La centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, la plus puissante au monde, située sur la côte de la Mer du Japon (© Hideyuki KAMON )
La centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, la plus puissante au monde, située sur la côte de la Mer du Japon (© Hideyuki KAMON )

Alors que pour l’année fiscale 2010, c’est à dire avant la catastrophe de Fukushima, le taux d’énergie produite dans les centrales nucléaires du pays était de 28,6%, il pourrait être compris entre 15 et 20% en 2030.

Cependant, dans un climat très défavorable au nucléaire, le gouvernement pourrait éviter d’annoncer clairement ce taux, le masquant en y incluant la part des énergies renouvelables.

Le Cabinet du Premier ministre Shinzô Abe a toujours montré son souhait de relancer le secteur du nucléaire mais il doit faire face à une forte opposition. C’est pourquoi il a dû réfléchir à des compromis comme réduire la dépendance du pays au nucléaire ou en promouvant autant que possible les énergies propres. Cependant, l’énergie nucléaire reste « une source d’énergie importante ».

Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Yoichi Miyazawa, réunira un groupe d’experts le 30 janvier afin de préparer le pays au sommet du G7 prévu en Allemagne en juin prochain. Cette année 2015 sera aussi marquée par un important somment environnemental à Paris. Ce dernier pourrait être d’une importance capitale dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Pourtant signataire du Protocole de Kyôto, le Japon reste l’un des plus importants émetteurs de gaz à effet de serre. De plus, à cause de l’arrêt de la totalité de ses réacteurs après Fukushima, aucune prévision n’a été faite concernant les émissions après 2020.

C’est pourquoi le gouvernement se doit de prendre des décisions rapidement afin de montrer que le pays souhaite s’impliquer plus activement dans la protection de l’environnement.

Pierre-Etienne De Lazzer – sources : The Japan Times, Paris 2015