« Les gens l’appelaient ‘le collecteur d’ordures’… et je n’en n’étais pas fière« , enfant, Noriko Ishizaka avait honte de l’entreprise de son père. Une compagnie d’élimination des déchets, jugée comme polluante par les résidents de Saitama. Aujourd’hui c’est l’une des principales sociétés de recyclage du pays et est devenue un modèle environnemental.

Noriko Ishizaka est l’actuelle PDG de l’usine de recyclage Ishizaka, on y recycle 95 % des déchets qu’il est demandé de traiter. Vers la fin des années 1990, la ville natale de Madame Ishizaka, Tokorozawa à Saitama, a été décrite par les médias comme une zone ayant été contaminée par la dioxine causée par le rejet de déchets industriels. Par conséquence, les produits alimentaires de la région sont soudainement devenus impopulaires. Bien que les entreprises locales soient pointées du doigt, elle persuade son père, le fondateur de la compagnie, et décide de devenir la PDG afin d’améliorer la situation. « Créer une compagnie où tous les membres veulent y faire travailler leurs enfants » est su l’optique sur laquelle elle a misé pour atteindre son succès actuel.

Après sa nomination au poste de directeur à titre d’essai, à 30 ans, elle décide d’abandonner la méthode d’incinération pour investir dans le recyclage. Près de 4 milliards de dollars seront investis dans les machineries et nouvelles technologies. Les réformes entreprises ont soulevé une vague d’oppositions, en moins de 6 mois environ 30 des 65 employés ont démissionné. Aujourd’hui, l’entreprise compte 175 employés et la moitié du personnel est composé de femmes. En 2014, le ministre de l’environnement Toshimitsu Motegi visite le site de recyclage. La même année, son engagement auprès de la population pour les informer de l’impact des déchets sur la société se voit récompenser par le ministère des Sciences et de l’Éducation.