Aujourd’hui, je vais vous parler un petit peu de la bonne (comme de la « mauvaise » selon les goûts) cuisine d’Okinawa. Il va sans dire que la gastronomie de ces magnifiques îles est réputée pour être des plus saines (d’où, entre autres, l’incroyable longévité de certains des habitants).

La culture culinaire du Japon possède un panel assez large si l’on parle des okonomiyaki d’Hiroshima ou des restaurants de fugu à Ôsaka… (non, je ne parlerai pas de la soupe d’aileron de requin).

Mais on ne boit pas que du thé vert et ne mange pas que des algues et du poisson frais toute la journée en mâchouillant du poulpe séché. Détrompez-vous, l’Okinawaïen aime la viande, les soba et les épices. À vos fourchettes!

 

Caramba, vous aimez les tacos?

Taco Rice (Chûra restaurant), Nishihara-chô, 2012
Taco Rice (Chûra restaurant), Nishihara-chô, 2012

Le plat par excellence et le plus populaire est le Taco Rice. Pour commencer, évitons l’erreur de débutant : y a-t-il du tako (poulpe) dans le Taco Rice… eh bien NON (oui, ce fut un choc pour moi aussi d’où l’importance de l’orthographe). Mais vous verrez que c’est bien meilleur comme ça!

Pour faire bref et ne pas vous faire trop baver d’impatience devant vos écrans, le Taco Rice est tout simplement inspiré de la recette originelle des tacos (d’origine mexicaine), sauf que la galette de maïs grillé est remplacée par du riz. Riz, viande hachée à base de sauce chili, choux blanc haché, tomate, sauce tomate épicée, et voilà les ingrédients utilisés!

Du riz, toujours du riz, et encore du riz… C’est bien cliché. Du riz, oui, mais la raison est bien inattendue. Cette recette a été inspirée dans les années d’après-guerre par les militaires américains, qui consommaient beaucoup de tacos à ce moment-là.

La chaîne de restaurant que je vous conseille, car les plats sont les plus conséquents (en quantité) et les meilleurs (car ils sont faits maison, même la sauce) est King Tacos. Difficile d’aller là-bas sans en manger au moins une fois…

 

Okinawa soba, c’est tout pour moi!

Okinawa soba (Ramen-ya), Nishihara, 2012
Okinawa soba (Ramen-ya), Nishihara, 2012

En deuxième place de notre liste, l’Okinawa Soba. Des soba pétris à la farine de blé, du bouillon, et de la viande de porc (sans oublier la bonne odeur). La particularité du porc est qu’il peut-être servi de trois façons : en 3 tranches avec le gras (le sanmainiku), en côtes braisées dont l’os est comestible (le soli) ou des pieds de porcs bouillis (le tebichi). Amis carnivores, je vous les conseille, ils sont tous très bons.

 

J’ai toujours aimé Chantal Goya.

Goya Champuru, Nishihara, 2012
Goya Champuru, Nishihara, 2012

En dernière position, je vous présente LE plat le plus déroutant pour nous, petits étrangers que nous sommes, mais qu’il faut tester : le Goya Champuru (je vous rassure, ce n’est pas toxique, mais il ne manque pas d’amertume quand la cuisson est loupée).

Le goya fait partie du type « melon amer » que l’on fait frire avec du tofu, des œufs, du porc et toutes sortes d’autres ingrédients si le cœur vous en dit (de la carotte par exemple). Comme on dit, quand c’est pas bon au goût, c’est excellent pour la santé! Honnêtement, on s’y habitue. Surtout, quand il est bien cuisiné, c’est vraiment pas mal.

 

Vous avez encore faim? La suite, au prochain épisode…

Comme dans un bon repas, le mieux c’est d’avoir toujours un peu faim pour la suite dans laquelle j’aborderai les autres petits trésors alimentaires de l’archipel…

Sophie Coll

Article précédentAchats de terrains pour stocker les déchets radioactifs de Fukushima
Article suivantDécouvrez en vidéo le Mifune Matsuri

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.