Dans la revue de presse de ce lundi 15 avril 2019, nous aborderons : l’appel d’Abe aux Britanniques concernant l’impact du Brexit au Japon, puis les premiers tests mis en place pour les nouvelles délivrances de visa et enfin l’accusation de harcèlement sexuel pesant sur un ancien ambassadeur du Japon .

Abe veut minimiser l’impact du Brexit

Ce lundi, Shinzô Abe a demandé au Royaume-Uni de minimiser les effets que le Brexit aura sur l’économie en général, mais aussi sur les recettes des entreprises japonaises. En effet, Toyota ou encore Nissan disposent d’unités de production outre-manche. Lors de la visite officielle de Jeremy Hunt, le secrétaire d’État des Affaires étrangères et du Commonwealth du Royaume-Uni (R-U), le sujet du Brexit a bien évidement été abordé. Abe s’est annoncé reconnaissant vis à vis de la dernière décision en date concernant la sortie du R-U de l’Union Européenne, à savoir le rejet du no deal et le report de la deadline. Il a ensuite déclaré qu’il espérait que « l’impact négatif de la sortie de la Grande-Bretagne (…) sera minime ». Se voulant rassurant, Hunt a répondu que le Japon avait contribué à la transformation de l’industrie manufacturière britannique, et qu’il voulait que cette coopération continue.

Session de tests pour l’obtention des nouveaux visas travail

Alors qu’au début du mois, le Japon à annoncé un assouplissement des délivrances de visa de travail aux étrangers, c’est hier que se sont tenus les premiers tests. Ces derniers ont pour but de s’assurer de la qualification des demandeurs de visa en vérifiant à la fois leurs connaissances mais également leurs compétences. L’annonce de ce nouveau système de visa a marqué un changement majeur dans la politique japonaise, alors que les règles d’immigration étaient jusqu’alors très strictes. Ce revirement intervient alors que la population japonaise s’avère de plus en plus vieillissante. De ce fait, un manque de main-d’oeuvre s’était fait ressentir. Grâce à cette nouvelle politique, le gouvernement prévoit que, sous cinq ans, plus de 345 000 étrangers obtiendront le statut dit de « Travailleur qualifié spécifié n°1 », leur permettant alors d’obtenir un visa de cinq ans.

Un ancien ambassadeur du Japon accusé de harcèlement sexuel 

Selon un document interne au ministère des Affaires étrangères que s’est procuré le Mainichi Shimbun, Kinichi Komano, ancien ambassadeur du Japon en Iran, aurait harcelé sexuellement une de ses subordonnées en 2012. C’est à la suite d’une interview avec le même journal que Komano a avoué les fait. L’incident se serait produit la veille du jour où il a quitté son poste.
Si les faits racontés par Komano n’engagent qu’un baiser sur la joue, de son côté, la victime aurait déclaré que l’ex-ambassadeur aurait profité de sa position de supérieur pour abuser d’elle tandis qu’il lui aurait caressé la poitrine et mis sa main sous sa jupe. Komano a démissionné de son poste de président de l’association Japon-Iran des suites de cet incident sous la contrainte du vice-ministre adjoint des Affaires étrangères.