Dans la revue de presse de ce vendredi 26 avril 2019, nous aborderons : la liberation de Carlos Ghosn sous caution, puis les coraux menacés par le déplacement d’une base américaine à Okinawa, et enfin la réduction des horaires des konbini face à une pénurie de main d’oeuvre.

Carlos Ghosn de nouveau libre 

Alors que l’ex PDG de Nissan était détenu depuis le 4 avril, date de sa seconde arrestation et quatrième inculpation, il a pu sortir de prison ce jeudi moyennant le paiement d’une caution de 500 millions de yens (4 millions d’euros). Le parquet avait pourtant fait appel de sa demande, sans succès. Cette fois-ci, Carlos Ghosn disposera d’encore moins de libertés que lors de sa première remise en liberté. S’il ne peut toujours pas quitter le pays et n’avoir qu’une connexion à internet très limitée, cette fois-ci, il ne pourra peut-être pas revoir son épouse, Carole Ghosn. Son avocat a indiqué qu’il ne pourrait voir cette dernière «uniquement si le tribunal approuve une requête en ce sens», une information que Tôkyô n’a pas encore infirmée.

Les coraux d’Okinawa menacés

Cela fait 23 ans que le déménagement de la base américaine de Futenma située sur l’île d’Okinawa pose problème. En 1996, le gouvernement avait prévu de déplacer la base vers Nago, une municipalité du nord de l’île, pour en soulager le sud. Le déménagement de cette base est devenu un symbole de la résistance des Japonais contre la présence américaine au Japon. Pollution et affaires sordides de meurtres de japonaises par des américains en service sur l’île restent le fer de lance des opposants, mais un nouveau problème se pose. En effet, les coraux sont menacés par le déplacement de la base. De nombreuses études on été menées pour étudier ces derniers, cependant le ministère de la Défense ne veut transplanter que les bancs dépassant un mètre. Une erreur pour les spécialistes qui affirment que des coraux rares doivent être sauvés. « Le corail disparaîtra complètement si le flux d’eau est coupé », a déclaré un professeur émérite de géographie à l’Université de Tôkyô.

Des horaires plus flexibles pour les konbini

Véritable symbole, les konbini sont des supérettes omniprésentes dans le paysage japonais connues pour être ouvertes, pour la plupart, 7/7j et 24h/24h. Cependant, le gouvernement commence à étudier l’idée de réduire les plages horaires de ces établissements, face à la baisse de main d’oeuvre. Il avait invité les entreprises gérant les konbini à proposer des plans d’action pour lutter contre ce phénomène. C’est ce jeudi que ces derniers les ont publié, et la piste de la réduction des horaires a été privilégiée pour résoudre le problème. Cependant, ce sont les franchisés qui auront le dernier mot sur ces nouveaux horaires. Ce système pourrait être, à terme, controlé par le gouvernement pour éviter la concurrence déloyale entre les différents établissements.