La prostitution au Japon, parallèlement aux réseaux classiques pratiqués dans la plupart des pays du monde, comporte plusieurs caractéristiques liées à sa culture. Le terme de geisha, généralement mal compris en Occident, n’est pas synonyme de prostituée. On remarque au Japon l’existence de réseaux parallèles ou informels, pratiquement absents dans les autres sociétés occidentalisées, de prostitution de jeunes filles et d’adolescentes scolarisées.

La prostitution des jeunes étudiantes

Une partie non négligeable des étudiantes japonaises (étudiantes, lycéennes et collégiennes, notamment parmi les kogaru) sont amenées à se prostituer occasionnellement, soit volontairement, soit suite aux requêtes des hommes qui les approchent. D’après un rapport de la National Police Agency en 1996, « un tiers des cas de prostitution connus impliquent des adolescents. (…) Environ un quart des étudiantes japonaises entre 12 et 15 ans auraient participé à des conversations téléphoniques roses. Les conversations sont prévues à des dates fixées à l’avance et sont généralement sujettes à un accord préalable pour un service sexuel particulier, au prix fixé. »

Ce phénomène typiquement japonais se distingue de la prostitution « classique » par les motivations supposées des jeunes filles impliquées : plutôt qu’une source stable d’argent, c’est une source occasionnelle d’argent de poche ou d’appoint qui serait visée, souvent stigmatisée par le désir de se procurer des produits de marques.

Les relations qu’entretiennent ces jeunes filles avec les hommes qui les payent sont parfois qualifiées de « relations d’entraide » (enjo kôsai) en japonais, ce qui suscite de vives critiques contre le statu quo entretenu eu égard au phénomène, comme chez l’écrivain Ryû Murakami. La faible médiatisation du phénomène considéré en tant que problème au sein de la société japonaise rend d’autant plus difficile son analyse à l’étranger.

Quelques chiffres

Il y a plus de 150 000 femmes étrangères prostituées au Japon, dont plus de la moitié sont philippines et 40% sont thaïlandaises.

L’industrie du sexe représente 1% du PIB, équivalent au budget de la défense nationale.

Source : Wikipedia.org

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