Suite au suicide d’un jeune employé dans la plus grande agence de publicité japonaise Dentsu, Tôkyô intensifie sa lutte contre les morts dues au surmenage. Le jeune homme enregistrait régulièrement plus de 100 heures supplémentaires de travail par mois.

Le gouvernement, approuvant ce mardi un plan visant à freiner les heures de travail extrêmes, a pour objectif de réduire les suicides de 30 % sur 10 ans. Le Japon connait le taux de suicide le plus élevé parmi le Groupe des Sept (G7) et décrit la situation comme « critique » dans un pays où plus de 20 000 personnes se suicident chaque année. Le ratio pour 100 000 personnes, était de 18,5 en 2015. Le gouvernement vise à le réduire en dessous de 13,0 d’ici à 2025. Les suicides ont diminué depuis le pic à 34 427 en 2003.

Il est affirmé que le gouvernement poussera davantage les mesures contre les suicides liés au travail, déclarant que la réduction des heures de travail et la prévention face au harcèlement des patrons sont nécessaires, ainsi que des problèmes tels que les préjugés contre les minorités sexuelles. La mort de Matsuri Takahashi en 2015 a fait les gros titres à l’échelle nationale, incitant le gouvernement à proposer un plan demandant aux employeurs de limiter les heures supplémentaires à un maximum de 100 heures par mois. Des voix s’élèvent et déclarent ce nombre encore bien trop élevé. Le ministère du Travail a publié en mai sa première liste noire d’employeur à l’échelle nationale, dénonçant plus de 300 sociétés dont Dentsu, pour les heures supplémentaires illégales.