Ce mardi, le Japon a rejoint une convention internationale pour lutter contre la criminalité transnationale organisée après la mise en vigueur « brutale » au Japon, d’une loi pénalisant toutes organisations criminelles.

Tôkyô a soumis un instrument d’acceptation de la Convention des Nations Unies contre le crime organisé transnational aux Nations Unies à New York pour devenir le 188e signataire. La convention des Nations Unies appelle les pays membres à légiférer pour bannir le crime organisé et le blanchissement d’argent, et de coopérer sur l’extradition des suspects. Le Japon a été le seul pays parmi le « Groupe des sept » à ne pas avoir encore ratifier la convention malgré sa création en 2000.

Le changement s’est produit suite à la mise en fonction, plus tôt dans la journée, de la loi dite « anti-conspiration ». Le gouvernement a insisté sur l’aide apportée par cette loi pour contrecarrer le terrorisme. Cependant des inquiétudes persistent quant au renforcement des pouvoirs de police qui pourrait entraîner la suppression de certaines libertés civiles. Le gouvernement du Premier ministre Shinzô Abe a défini la loi comme un outil essentiel pour lutter contre le terrorisme à la veille des Jeux olympiques de Tôkyô 2020 et nécessaire pour ratifier le traité. Mais les opposants, y compris les experts juridiques, ont souligné que la définition des groupes terroristes et d’autres groupes criminels organisés est vague, ce qui donne place à une large interprétation de la loi. Laissant à toute personne la possibilité d’être punie.