Des notes écrites en juillet 2015 par un jeune écolier japonais de 13 ans, rescapé de Fukushima et réfugié à Yokohama, ont été récemment révélées. Dans un document de trois pages associé à une déclaration faite par ses parents, il y décrit le calvaire de l’intimidation et des brimades dont il a été victime durant plusieurs années, mais aussi l’attitude positive dont il a fait preuve pour garder l’envie de vivre.

Image d'illustration (© Counselling)
Image d’illustration (© Counselling)

Un jeune écolier évacué de Fukushima avec sa famille après le tremblement de terre et le tsunami de mars 2011, a écrit une déclaration décrivant comment il avait été intimidé par d’autres élèves dans une école élémentaire de Yokohama. « J’ai voulu mourir plusieurs fois. Mais j’ai décidé de vivre même si c’est pénible, car beaucoup de gens sont morts avec le tremblement de terre et le tsunami », a déclaré le garçon dans son message, publié mardi dernier par son avocat lors d’une conférence de presse. « J’étais traité comme un virus » indique-t-il, « c’était toujours dur de penser que j’étais traité ainsi à cause des radiations ». L’enfant a dû arrêter l’école plusieurs fois, d’abord entre juin et octobre 2012, puis en 2014 après qu’il ait été racketté à de nombreuses reprises par des camarades de classe. Il a finalement réussi à passer en classe supérieure, sans retourner à l’école.

Le garçon informe également dans ces notes que l’école ne voulait pas le croire, malgré qu’il en ait informé les enseignants qui l’ont ignoré. Dans leur déclaration, les parents indiquent qu’ils se sont plaints de l’école qui ne les a jamais avertis du problème de racket, même après avoir été mise au courant.

Pourtant, si le garçon a décidé de divulguer ses notes c’est dans l’espoir d’encourager les autres victimes d’intimidation à tenir bon. « J’avais si peur » rapporte-t-il dans son document, « je regrette de ne pas avoir été capable de me défendre. […] J’ai décidé de divulguer cette déclaration parce que je veux que les gens qui se font intimider continuent de vivre ». Il s’est ainsi promis de continuer à vivre malgré ces persécutions « douloureuses » et demande à ceux qui subissent des épreuves similaires de rester forts.

Mélanie ALVES – sources : The Japan Times, The Mainichi, The Asahi Shimbun