MOCHITSUKI Matsuri, ou comment chaque 30 décembre le riz gluant reçoit une bonne correction !

Gâteau de riz, moshi. Photo : MASA, à Osaka City, 2002
Gâteau de riz, moshi. Photo : MASA, à Osaka City, 2002

Le mochi est une pâtisserie à base de riz gluant, en forme de boule de différentes tailles, différents parfums, ou pouvant être fourré à la pâte de haricot rouge (anko) par exemple. Ce serait pendant l’ère Nara (de 710 à 784) que les Japonais commencèrent à faire des mochi et des dango mochi. 

Ils peuvent être salés intégrés à des soupes par exemple, ou sucrés. On peut aussi les déguster grillés sur le feu, en brochette…

Au Japon, on mange des mochi toute l’année, mais certaines spécialités sont de véritables trophées de saisons… Comme tant d’autres mets, les japonais étant toujours de grands amoureux de la nature, et la cuisine constitue un des aspects du quotidien permettant de la célébrer et ainsi confirmer leur bonheur d’être vivant.

Sa préparation constitue un rite festif, et il est courant de voir fabriquer les mochi, en pleine rue, ou en public. Il est question de martelage à l’aide de coups de pilons ou maillets (kine) sur la préparation de riz (que l’on cuit à la vapeur sur un feu de bois), dans un mortier (uzu) en bois ou en pierre, cela jusqu’à ce que le riz prenne un aspect très homogène et visqueux.

Riz gluant battu avec un maillet. Photo : katorisi, 2009
Riz gluant battu avec un maillet. Photo : katorisi, 2009

Le plus souvent ce sont deux ou trois hommes qui procèdent au pétrissage, deux aux maillets et un qui retourne la pâte tous les deux coups, la foule entonne alors avec ferveur les « ich ‘ ! ni ! san ! ». Galvanisant ces héros d’un instant, car les maillets ne doivent pas s’entrechoquer et surtout il faut éviter d’écraser la main de celui qui retourne le tout, d’autant plus qu’il se brûle car la préparation ne peut être pétrie que très chaude ! Pas si simple..

Festival de Mochitsuki - Ichigaya Kamegaoka Hachimangu. Photo : A. Davey
Festival de Mochitsuki – Ichigaya Kamegaoka Hachimangu. Photo : A. Davey

Généralement cette action est réservée aux hommes mais certaines femmes aiment à s’y prêter également. Le grand rôle de ces dernières et des enfants sera le façonnage des mochi à la main, le tout à l’aide de poudre d’amidon.

Dans certains cas on confectionne de très gros mochi qui serviront d’offrandes aux kami (esprits, dieux) pour la maison ou pour offrir aux sanctuaires shinto.

Du fait de sa grande viscosité, les étouffements sont fréquents et la consommation rapide et abondante de mochi provoque chaque année quelques dizaines de morts au Japon.

L’expression « peau de bébé » est au Japon « peau de mochi ». Elle ne s’applique qu’aux femmes et possède une forte connotation sexuelle.

À Kyôto, Sophie Roche – Sources : Hinode – Belgotaku – Wikipédia 

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