Les actionnaires de Takata Corp. ont montré leur contrariété concernant la gestion du fabricant d’airbags et à son échec. L’entreprise est maintenant sous protection contre la faillite et va être rachetée par la firme américaine Key Safety Systems, elle-même détenue par l’entreprise chinoise Ningbo Joyson Electronic.

Une enquête a révélé que les dispositifs de gonflage de Takata peuvent exploser avec une force excessive, et faire éclater une cartouche de métal quand ils sont exposés à la chaleur et à l’humidité pendant un certain temps. Ces airbags défectueux seraient liés à au moins 17 morts à travers le monde. Malgré les excuses publiques de Takada, les raisons pour lesquelles les airbags continuaient d’être produits et passaient les tests de l’entreprise restent inexplicables. Un des actionnaires de Takata, Hiroshige Kono, s’emporte qu’il a été une « erreur » d’avoir investi dans Takada. Concernant Shigehisa Takada, le directeur général, il explique « je pense qu’il a échoué à s’excuser au moment approprié, alors que de nombreuses personnes étaient en train de perdre la vie ».

Kenichi Asahi, un autre actionnaire, ajoute : « J’ai mis une somme d’argent conséquente dans cette entreprise. Maintenant les parts sont bonnes à jeter à la poubelle ». Tous s’accordent pour dire que le fabricant aurait dû réagir beaucoup plus tôt. Honda, un des plus gros clients de Takada, avait déjà suggéré qu’il y avait un problème dans les produits en 2008. Takata fait produire ses articles à un centre pour les personnes invalides géré par la société d’aide sociale Hasshin Fukushikai. Grâce à Takata, la société gagnait 50 à 60 millions de yen chaque année, et son président espère que le rachat de Takata par la firme américaine ne va pas mener à une réduction des effectifs.