Le poète Ryôichi Wagô, âgé de 48 ans, a gagné un prix français pour sa collection de tweets poétiques, publiés peu après le désastre de Fukushima en 2011.

C’est la maison d’édition Tokuma Shoten Publishing Co., un des plus importants éditeurs du Japon, qui a publié « shi no tsubute », ensuite publié en français par PO&PSY, collection de poésie et association, sous le nom de « jet de poèmes ». Le recueil en français a remporté le « prix de poésie de la revue NUNC », une revue de poésie et d’essais publiée par les éditions Corlevour. Ryôichi Wagô est né à Fukushima en 1968, et vit toujours dans cette ville, où il a décidé de rester malgré la catastrophe et la fuite de ses proches. Ses œuvres lui ont valu de nombreux prix littéraires, et ses lectures publiques et émissions de radio en ont fait l’un des représentants les plus importants de la poésie japonaise d’aujourd’hui. Il a aussi enseigné la langue japonaise dans un lycée en parallèle.

En plus de son recueil « jet de poèmes dans le vif de Fukushima », il publie aussi « Hommage silencieux » (shi no mokurei) en mémoire des victimes, et « Retrouvailles » (shi no kaikô) pour les survivants. Sa collection de poèmes a été traduite par Corinne Atlan, connue pour avoir traduit les ouvrages de Haruki Murakami. La cérémonie de remise du prix sera tenue en France, lors du Festival de la revue NUNC « Présences à Frontenay », le 20 juillet. L’auteur déclare : « cela fait 6 ans depuis le désastre et j’espère que ce prix sera l’opportunité pour que mes mots touchent plus de personnes étrangères et les aident à en savoir plus sur la catastrophe et sur Fukushima ».