Remise du premier Prix Émile Guimet de Littérature Asiatique

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Cette année, c’est le livre Delhi Capital de Rana Dasgupta qui a gagné le prix Emile Guimet de la Littérature Asiatique. Il était en concurrence avec le livre Lala Pipo de Hideo Okuda. 

En créant le Prix Émile Guimet de littérature asiatique, c’est à la fois à l’auteur des Promenades japonaises, à l’infatigable explorateur, ainsi qu’à l’amoureux des civilisations de l, auquel le musée rend hommage. Tout au long de l’année, s’est réuni un comité de sélection interne au musée associant administratifs, agents d’accueil, personnel de la librairie, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, et a arrêté une sélection de huit romans. Ceux-ci étaient impérativement des traductions en français parues en 2016 d’œuvres contemporaines publiées il y a moins de dix ans dans le pays d’origine et correspondant à l’aire géographique des collections conservées par le musée.

De cette sélection hétéroclite d’œuvres de plusieurs pays s’est dégagée Delhi Capitale, œuvre puissante et foisonnante,  témoignant de la mutation d’une ville pluri-centenaire, véritable reflet de la mondialisation et du capitalisme moderne.

Présidé par Jean-Claude Carrière, le jury a désigné à l’unanimité le livre de Rana Dasgupta, premier récipiendaire du Prix Émile Guimet de littérature asiatique. Pour le président du jury, Delhi Capitale offre des clefs de découverte et de redécouvertes insoupçonnées : « Une ville qu’on croit connaître, dans un pays qu’on croit aimer, et il suffit d’un livre, jouant avec la réalité et ce que nous appelons des « histoires » (vraies, en l’occurrence), pour que le connu se révèle inconnu, et que cette ville s’ouvre comme une fleur rare, que jusque-là nous ne savions ni sentir, ni voir. »

Liste des sept autres ouvrages sélectionnés 

 Nana à l’aube, Park Hyoung-su, Corée du Sud, Decrescenzo éditeur, traduit du coréen par Fabien Bartkowiak et Jeong Hyun-joo
 L’échelle de Jacob, Gong Ji-young, Corée du Sud, Picquier éditeur, traduit du coréen par Lim Yeong-hee et Mélanie Basnel
– Une famille à l’ancienne, Chôn Myônggwan, Corée du Sud, Actes Sud éditeur, traduit par Patrick Maurus
– Celui qui revient, Han Kang, Corée du Sud, Serpent à Plumes éditeur, traduit du coréen par Jeong Eun-jin et Jacques Batilliot
– Le Dit du Loriot, Su Tong, Chine, Seuil éditeur, traduit du mandarin par François Sastourné
– Lala Pipo, Hideo Okuda, Japon, Wombat éditeur, traduit du japonais par Patrick Honnoré et Maeda Yukari
 Le jardin des brumes du soir, Tan Twen Eng, Malaisie, Flammarion éditeur, traduit de l’anglais par Philippe Giraudon

Composition du jury 

Jean-Claude Carrière, Président du Jury, écrivain et scénariste
Sophie Makariou, Présidente du MNAAG
Valérie Vesque-Jeancard, déléguée générale de la RMN-GP
Emmanuel Lozerand, professeur de langue et littérature japonaise, responsable de la collection Japon aux éditions des Belles Lettres
Danielle Elisseeff, sinologue
Elisabeth Lesne, éditrice
Xavier Monthéard, responsable édition, correction au Monde Diplomatique
Hélène Salat, libraire à la librairie des Voyageurs du Monde

 

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