Une énorme éruption pourrait mettre en danger l’ensemble de la population japonaise.

Des dégâts dans la ville de Kôbe juste après le séisme de 1995 (© 松岡明芳)
Des dégâts dans la ville de Kôbe juste après le séisme de 1995 (© 松岡明芳)

Une étude publiée ce mercredi 22 octobre par Yoshiyuki Tatsumi et Keiko Suzuki, professeurs à l’université de Kôbe, indique « qu’il n’est pas exagéré de dire qu’une éruption volcanique colossale pourrait laisser le Japon comme anéanti ».

Après analyse de la fréquence et de l’ampleur des différentes éruptions depuis 120 000 ans, les experts en ont déduit qu’il y a un 1% de chance qu’une éruption dévastatrice survienne dans las 100 prochaines années.

De telles prédictions peuvent paraître farfelues mais il en était de même concernant les séismes à Kôbe. Et le jour suivant la sortie de la statistique, le 17 janvier 1995, se produisait le terrible séisme de magnitude 7,2 tuant 6 400 personnes et en blessant 4 400 autres.

« Par conséquent, il ne serait pas surprenant si une telle éruption se produisait à un moment » ajoutent les scientifiques. De plus, cette étude est d’autant plus importante que 7% des volcans qui sont entrés en éruption au cours des 10 000 dernières années se trouvent au Japon.

Se basant sur une éruption comme celle survenue à Kyûshû il y a 28 000 ans et qui a laissé un cratère de 23 km, l’étude indique qu’une zone peuplée de près de 7 millions de personnes serait recouverte de lave, de roches en fusion et de cendres en moins de 2 heures. Par la suite, ces cendres portées par le vent viendraient recouvrir l’île principale de Honshû rendant le pays presque invivable. Il serait alors « sans espoir » d’essayer de sauver l’ensemble de la population japonaise.

Afin d’éviter d’en arriver à de tels extrêmes, les chercheurs souhaitent l’amélioration des technologies de prévision. Une telle technologie suffisamment développée aurait peut être pu empêcher la catastrophe meurtrière du mont Ontake il y a quelques semaines.

Pierre-Etienne De Lazzer – source : The Japan Times

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22 Commentaires

  1. Le mot cratère n’implique pas seulement le volcanisme puisqu’à l’origine le cratère désignait un vase antique grec avec un bouche large et évasée ( un mortier) c’est ensuite par analogie de forme que l’on a utilisé ce mot pour la bouche des volcan mais aussi pour décrire l’impact d’une météorite et de nos jours le résultat de l’explosion d’un bombe au sol.

    L’article du Japan Time parle d’une catastrophe survenue il y a 120 000 ans et non 28 000 ans. Autour de 120 000 ans c’est du mont Aso dont il s’agit dans la phase où le volcan en s’effondrant sur lui-même a formé une caldeira gigantesque de 25km de long sur 18 de large. Au centre de la caldeira des cônes volcaniques se sont formés comme un ensemble de plusieurs volcans.

    Il y a une autre caldeira gigantesque dans l’ile de Kyushu, c’est celle qui forme la baie de Kagoshima. Elle est le résultat de l’effondrement de la chambre magmatique du mont Aira il y a 22 000 ans, le volcan Sakurajima né dans cette caldeira est actif et risque un jour de bloquer la baie et de former un lac intérieur.

    Quand la chambre magmatique d’un volcan se vide au pendant l’éruption, le volcan s’effondre et forme une caldeira, sur une cote comme à Kagoshima ou une ile comme à Santorin l’eau envahie la dépression formée et seule les pente du reste du volcan forme les contours de ce qui ressemble à un cratère. Si l’éruption cataclysmique se passe au milieu des terres, il se forme un ensemble plus ou moins circulaire comme celui du Aso ou du Yellowstone.

    On parle donc de caldeira quand il s’agit d’un dépression résultant de l’effondrement du volcan et on réserve le nom de cratère pour la dépression ( la bouche ) au sommet du volcan, enfin, si vous préférez.

    • Il me semble que le propos de l’article n’était pas de nous décrire le fonctionnement d’un volcan mais plutôt d’évoquer ses conséquences possibles.
      Néanmoins, ces chercheurs me font bien rigoler. Il y a longtemps que l’on a compris qu’une catastrophe majeure était possible sinon probable. Alors si on cherchait des solutions plutôt que de passer son temps à affiner le problème ?

      • Si le propos de l’article n’est pas de décrire le fonctionnement d’un volcan au moins il est nécessaire que la traduction de l’article original soit correcte et sans chercher à connaitre le fonctionnement d’un volcan il est impossible d’en prévoir les conséquences.
        Il est vrai qu’on peut s’en tenir aux incantations et aux grands mots comme ces révolutionnaires qui en guillotinant Lavoisier justifièrent que  » La République n’a pas besoin de savants ni de chimistes ».

        Le Japon n’est pas le seul pays où l’activité volcanique est forte, d’autres pays de l’Asie du sud-est comme l’Indonésie et les Philippines ont des volcans tout aussi dangereux sinon plus que le Japon.
        La caldeira du Yellowstone est deux fois celle du Aso, c’est le point chaud le plus important du monde.
        Heureusement en France le Cantal qui est le volcan le plus grand d’Europe est éteint.

        Une catastrophe est toujours possible et dans le cas de l’éruption d’un supervolcan comme le Yellowstone, c’est toute la planète qui serait atteinte. Contre un volcan il n’y a rien à faire sauf à évacuer les habitants proches, c’est ce que s’entrainent à faire ceux qui habitent près du Fuji depuis la semaine dernière.
        On peut aussi prier mais quand on est athée c’est mieux de s’en remettre aux savants même si en temps normal il te font bien rigoler.

  2.  » Chercher des solutions  » ? Mais qui s’en préoccupe ? Un débat va s’ouvrir . je le sens . Je suis énervante de le dire . Un débat, c’est évident sur les sources d’énergie
    et pendant ce temps là , le volcan …
    bon de moi je ne parle pas . la forme importe peu . Je n ‘ai plus le temps ;

  3. Qui se souvient du livre  » la submersion du Japon » ?
    L’auteur y contait la possible fin du Japon s’enfonçant entre les plaques tectoniques au milieu de séismes, de tsunami géants et d’éruptions volcaniques titanesques. Si les films qui en ont été tirés sont assez mauvais, surtout le dernier, le livre était bien fait et assez palpitant.
    Mais l’auteur tout comme le scientifique de l’article ci-dessus n’envisage la catastrophe que touchant seulement le Japon alors qu’une eruption cataclysmique de niveau 6 ou 7 toucherait aussi les pays voisins, ce dont ce scientifique japonais ne semblent pas prendre en compte dans leur écrits.
    La submersion du Japon serait un cataclysme mondial qui détruirait plus de 70% de la vie sur terre alors que l’auteur envisage seulement qu’une grande partie des japonais seraient tués mais qu’une autre partie trouverait refuge dans d’autres pays.
    Bien sur le livre est une métaphore sur la disparition du Japon traditionnel dilué par l’invasion de l’Occident et est selon moi à classer dans la littérature du nihonjinron.
    Sakyo Komatsu : la submersion du Japon. 日本沈没

    • J’ai lu ce livre. On peut y voir la métaphore d’un Japon en pleine mutation.
      De façon plus pragmatique on peut aussi y voir un avertissement. Ce livre est sorti au japon en 1973. Quel enseignement en a t-on tiré ? Quand on voit ce qui s’est passé à Fukushima, on a plutôt l’impression que ce livre a été pris comme un simple divertissement à un moment ou le film-catastrophe faisait fureur.

  4. Dans quelle langue et , avec quel style, vais je dire que les commentaires éludent les conséquences nucléaires pour la terre entière de cataclysmes volcaniques d’une telle portée ? On envisage jusqu ‘à la submersion du Japon, rayé de la carte mais le reste de la Terre ravagée par les radiations atomiques , on ne l ‘évoque même pas . Pourquoi ? .

  5. Depuis ce matin, pas un commentaire . Ne passent – ils plus ? Quel silence soudain ! Ici , ça va , même si ce qui est pensé possible arrivait , en soi chacun pense alors vrai . Il penserait: Que savais – je , qu ‘est ce que je sens plus loin , en moi cependant , que je n ‘aie pu dire , tout ce que je n ‘aie pu dire ? Ce n ‘est pas à des mots que je pense, moi, pas à des phrases du tout , rien de cela , je pense à des gestes , ces gestes de statique à l ‘allure rituelle qu ‘on a en soi . Quand tout se tait il reste cela , avec ou sans tapis . J ‘envoie, il y a un blocage, je vais voir si ça passe . Ohé, là – bas ! eh ! que se pase -t- il ? Vous êtes en grève tous ? une coalition ? Un forcing ? Bon , je force la porte , on va voir ! C ‘est bien mon nom , mon pseudo est écrit . il y a quelqu ‘un . l ‘autre jour, Telly me parlait, s’adressait à moi , même qu ‘il me disait que JE L ‘ ENERVE et mon style et tout le monde se tait, d’un seul coup ? Pas possible ça ! Une panne ? Faut dégager ça !
    Allez les gars !

        • Elle est bonne celle – là ! Parler , s’étonner que personne ne prononce le mot CATASTROPHE NUCLEAIRE à l ‘échelle de la terre, dans le cas d’un séïsme important, c’est PARLER DE MOI ?

           » Dans quelle langue et , avec quel style, vais je dire que les commentaires éludent les conséquences nucléaires pour la terre entière de cataclysmes volcaniques d’une telle portée ? On envisage jusqu ‘à la submersion du Japon, rayé de la carte mais le reste de la Terre ravagée par les radiations atomiques , on ne l ‘évoque même pas . Pourquoi ? . » , écrivais – je plus haut .

          C ‘est parler de soi que de poser cette question ?  » Laisser tomber la bête immonde  » écrivait thom en s’adressant à moi ; je la vois là aussi ; dans ce danger . Mais si ce lieu , ce site , est un lieu et c’est très occidental à mon avis, un lieu où on pinaille , discute , presque toujours en défendant son point de vue et ce , à répétition, oui , je m ‘en vais , pour de bon . J ‘aurais , en ce lieu , chez les commentateurs, rencontré l ‘absurde . Sidérée, oui .

          • Pourquoi s’étonner que personne ne parle de catastrophe nucléaire, simplement parce que c’est un sujet sur les catastrophes volcaniques.

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